Le marché automobile français poursuit sa dégringolade en septembre 2021

Selon les chiffres publiés vendredi 1er octobre par la Plateforme automobile, 133 835 immatriculations de voitures particulières neuves ont été enregistrées en France en septembre 2021, soit 20,5% de moins qu'en septembre 2020. Il s'agit du quatrième mois de baisse consécutive pour le marché automobile français.

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DS3 Crossback
DS est la seule marque française du groupe Stellantis à voir ses ventes progresser en septembre 2021.

Les uns après les autres, les constructeurs automobiles se voient contraints de ralentir la production de leurs usines ou de les fermer complètement, englués dans les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la pénurie de semi-conducteurs. Cette crise historique affecte durablement les ventes, comme le confirment les chiffres publiés vendredi 1er octobre par la Plateforme automobile (PFA). En septembre, 133 835 voitures neuves particulières ont été vendues en France, ce qui représente une chute de 20,5% par rapport à l'année précédente, et de 22,8% par rapport à septembre 2019.

Il s'agit du quatrième mois consécutif de baisse pour le marché automobile français. Alors que les immatriculations avaient progressé de 28,9% entre janvier et juin par rapport au premier semestre 2020, lorsque l'économie était paralysée par le premier confinement, le second semestre 2021 s'annonce nettement plus sombre. Sur les neuf premiers mois, la hausse annuelle a déjà bien fondu, pour s'établir désormais à 8%.

Les constructeurs français à la peine

Si Stellantis est toujours le numéro un des ventes en France, il continue de perdre du terrain. L'entreprise enregistre seulement 43 960 immatriculations en septembre 2021, une régression de 28,1% par rapport à septembre 2020. Sa part de marché s'établit désormais à 32,9%, contre 36,3% l'année précédente. Parmi les marques du groupe, c'est surtout Peugeot qui tire les résultats vers le bas, avec 20 750 livraisons (-35,8%), contre 13 930 pour Citroën (-17%) et 3 030 pour Opel (-31,6%). Dans l'ancienne entité PSA, DS est la seule à afficher une progression, mais sur des volumes plus faibles, avec 1 880 immatriculations, soit 17,6% de plus que l'an passé. Jeep parvient à rester dans le vert grâce à une hausse de 0,4%, avec 842 unités, contrairement à l'Italien Fiat, qui plonge de 30,9% (3 377 immatriculations).

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La baisse de performance de Stellantis profite à son rival Renault, dont la part de marché progresse de 25,6% à 27,2% sur un an. Malgré cela, le groupe ne parvient pas à faire mieux qu'en septembre 2020, puisqu'il a comptabilisé 36 383 immatriculations (-15,4%). Dans le détail, la marque Renault pèse 24 337 unités (-20,6%), Dacia limite la casse avec 11 903 ventes (-3,4%) et Alpine, 143 unités (+225%). Sur les neuf premiers mois de l'année, Stellantis est en revanche le seul à afficher une croissance positive (+3,9%, avec 429 003 unités) par rapport à la même période l'an passé, car le groupe Renault trébuche de 0,5%, avec 295 438 immatriculations.

Hyundai continue de grimper

Du côté de Volkswagen, toujours à la troisième place sur le marché français, l'heure n'est pas non plus à la fête. Un total de 16 043 immatriculations, c'est 19,1 % de moins qu'en septembre 2020. Au sein du groupe, seul le constructeur Audi peut se targuer d'une faible progression, grâce à ses 4 434 livraisons (+2,2%). Son compatriote BMW affiche des résultats similaires, avec 4 356 immatriculations (-16,2%), quand Daimler s'effondre de 42,6% avec 3 147 unités, la pire performance du marché pour un groupe de cette envergure. La marque américaine Ford n'en est pas si loin, avec 3 830 livraisons (-37,8%).

Les constructeurs japonais souffrent eux aussi de la morosité ambiante. Toyota enregistre 6 288 immatriculations en septembre 2021 (-29,6% par rapport à l'année précédente) et Suzuki 1 894 (-15,8%). Les partenaires de Renault ne parviennent pas à sortir de la crise : Nissan n'a vendu que 2 031 voitures neuves particulières (-34,3%) et Mitsubishi 141 (-64,8%). Pour un peu plus d'optimiste, il faut diriger son regard vers le sud-coréen Hyundai. Grâce à ses 8 544 immatriculations (+22,1%), il rafle la quatrième place du marché français à Toyota. De taille beaucoup plus modeste, le groupe indien Tata, propriétaire de Jaguar et Land Rover, est également dans le vert, avec une croissance de 18,8 % (505 unités).

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