Stellantis, Toyota, Volkswagen... De nombreux constructeurs automobiles peinent à se fournir en semi-conducteurs en raison d'une pénurie mondiale et doivent ainsi ralentir leur production, ce qui entraîne d'importants retards de livraison. Une crise qui se rajoute à celle du Covid-19, et dont l'impact se ressent nécessairement sur le total des ventes. En témoignent les chiffres publiés mercredi 1er septembre par la Plateforme automobile (PFA): seulement 88 066 voitures particulières neuves se sont écoulées en France en août 2021. Cela représente 15% de moins que lors du mois d'août 2020, et une chute de 32% par rapport à 2019.
La situation semble légèrement plus positive si on prend en compte les huit premiers mois de l'année 2021. Au total, 1 126 544 nouvelles immatriculations ont été recensées, contre un peu moins d'un million, de janvier à août 2020. Mais cette période avait été marquée par le premier confinement instauré pour tenter de freiner l'épidémie, ce qui avait bien sûr fait dégringoler le nombre de ventes. Ainsi, par rapport aux huit premiers mois de l'année 2019, on constate une baisse de 23%.
Renault limite la casse
Les constructeurs français sont particulièrement affectés par la morosité du marché. Stellantis enregistre seulement 26 864 immatriculations en août 2021, une régression de 29,3% par rapport à août 2020. Le groupe reste numéro un en France, mais perd du terrain, avec une part de marché atteignant 30,5%, contre 36,6% l'année précédente. Parmi les marques du groupe, Peugeot affiche 12 493 livraisons (-34,2%), Citroën 8 917 (-20,3%) et Opel 2 072 (-35%). Dans l'ancienne partie PSA, DS est la seule marque à afficher une progression, mais sur des volumes faibles, avec 1 026 immatriculations, soit 14,9% de plus que l'an passé. Jeep se trouve dans une situation semblable: la marque enregistre une croissance de 29,9%, avec 622 unités. L'Italien Fiat s'effondre avec 1 676 (-45,4%).

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Le groupe Renault reste derrière son principal concurrent, avec 20 786 immatriculations, mais est parvenu à contenir la baisse (-4,3%). Sa part de marché s'établit désormais à 23,6%, contre 21% en août 2020. Dans le détail, la marque Renault pèse 12 962 unités (-9,2%), Dacia 7 820 (+3,7%) et Alpine, 104 petites unités (+271,4%). Sur les huit premiers mois de l'année, les deux rivaux affichent une croissance positive par rapport à la même période en 2020 : +9,5% pour Stellantis (385 043 immatriculations cumulées) et +2,1% pour le groupe Renault (259 055 immatriculations cumulées).
Hémorragie pour Mitsubishi
Le seul constructeur de premier plan à voir ses ventes progresser en août 2021 est l'Allemand Volkswagen. Ses 12 013 voitures neuves écoulées (+2,6%) lui permettent de conserver confortablement sa troisième place sur le marché français. Ses compatriotes ne peuvent se vanter des mêmes résultats : BMW limite la casse avec 4 356 immatriculations (-1,6%) mais Daimler chute de 30,9%, avec 2 376 unités. La marque américaine Ford tombe encore plus bas, avec 2 156 livraisons (-47,1%).
Du côté des entreprises japonaises, l'heure n'est pas non plus à la fête. Toyota enregistre 6 823 immatriculations en août 2021 (-6,8% par rapport à l'année précédente), et Suzuki 1 304 (-14,2%). Les partenaires de Renault ne parviennent pas à stopper l'hémorragie: Nissan n'a vendu que 1 137 voitures neuves (-48,4%) et Mitsubishi 102 (-80,8%, la pire performance du marché).
Si le Sud-coréen Hyundai et le Suédois Volvo, qui appartient au groupe Geely, avaient affiché des résultats encourageants ces derniers mois, l'été ne semble pas leur avoir réussi. Le premier totalise 4 770 immatriculations en août (-19,8%) et le second seulement 730 (-28%). Le groupe Tata, propriétaire de Jaguar et Land Rover, reste pour sa part un acteur mineur en France (288 unités, soit une croissance de 20,5%).



