La sortie de crise ne semble pas encore venue pour le marché automobile français. Le nombre de voitures particulières neuves vendues en juin 2021 a chuté de 14,7% par rapport à la même période l'année dernière, pour tomber à 199 509 unités. Bien sûr, le mois de juin 2020 sortait du lot. Le confinement n'était plus en vigueur et une nouvelle prime à la conversion avait incité les ménages à acheter. Il n'empêche que depuis mars, tous les signaux étaient au vert d'une année à l'autre.
En prenant l'ensemble des immatriculations enregistrées sur les six premiers mois de l'année, la situation est plus encourageante. Au total, 922 766 voitures particulières neuves se sont écoulées, soit 28,9% de plus que sur la même période l'année précédente. Mais la perception est tout autre lorsqu'on compare ce résultat aux six premiers mois de 2019, bien avant l'apparition du Covid-19. On reste alors sur un recul de 20,9% par rapport aux niveaux d'avant-crise.
Renault dégringole
Même les leaders du secteur affichent des performances ternes. Stellantis, issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler Automobiles (FCA), enregistre 64 780 immatriculations en avril 2021 (-6,5% par rapport à juin 2020). Le groupe reste numéro un en France, avec une part de marché de 32,4%, contre 29,7% l'année précédente. Côté français, Peugeot dénombre 29 806 livraisons (-13,6%), Citroën 18 714 (-10,6%) et Opel 5 006 (-6,3%). DS fait nettement mieux avec 3 461 immatriculations, soit 59,2% de plus que l'an passé. Légère embellie également pour Fiat. La marque italienne compte 5 829 immatriculations (+5,9%). De taille plus modeste, Jeep peut se vanter d'une croissance de 184,2%, avec 1 725 unités.

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Le groupe Renault est toujours en dessous de son principal concurrent, avec 51 799 immatriculations, mais avec une baisse bien plus conséquente (-27,7%). Sa part de marché s'établit désormais à 25,9%, contre 30,6% en juin 2020. Dans le détail, la marque Renault pèse 36 749 unités (-33,1%), Dacia 14 910 (-10%) et Alpine 140 (+ 84,2%). Sur la période janvier-juin, les deux groupes retrouvent des couleurs par rapport à l'année précédente, marquée par le confinement. Stellantis progresse de 26,3% avec 318 345 immatriculations cumulées. Le groupe Renault atteint 215 886 livraisons cumulées, une hausse de 15,4%.
Hyundai en grande forme
A la troisième place du classement avec une part de marché de 15,1%, le groupe allemand Volkswagen est dans le vert : 30 149 immatriculations enregistrées en juin 2021, c'est 6,8% de plus qu'en juin 2020. Toujours en Allemagne, BMW et Daimler sont loin de leur rival, ils chutent respectivement de 25,3% (6 736 unités) et de 48,8% (4 927 véhicules). La dégringolade est également sévère pour l'américain Ford, avec 4 359 voitures écoulées (-55,6%).
Le partenaire historique de Renault, Nissan, ne fait guère mieux avec une baisse de 45,1% (2 196 voitures). La pire performance du marché revient une fois encore à Mitsubishi, le troisième membre de l'Alliance, avec seulement 203 immatriculations (-75,8%). Le groupe japonais Suzuki est également à la peine, avec 2 801 voitures neuves (-31,4%), mais leur compatriote Toyota parvient à limiter la casse avec 12 160 unités (-1,1%).
D'autres constructeurs réussissent malgré tout à tirer leur épingle du jeu. Le groupe Tata (qui détient notamment Jaguar et Land Rover) n'a enregistré que 787 immatriculations, mais c'est 13,1% de plus que lors du mois de juin 2020. De son côté, la marque Hyundai comptabilise 5 023 voitures vendues. Cette hausse de 13,8% est ainsi la meilleure performance du mois de juin 2021 pour un acteur de cette taille.



