110 milliards de dollars, soit 90 milliards d'euros ! C’est ce que pourrait coûter la pénurie de semi-conducteurs aux constructeurs automobiles en 2021, selon AlixPartners. Un montant bien supérieur à l’hypothèse avancée en janvier par le cabinet, qui prévoyait alors une perte de 61 milliards de dollars (50 milliards d’euros).
Quelque 3,9 millions de véhicules légers risquent de ne pas être produits cette année en raison du manque de composants. Et ce, malgré la reprise qu’attend AlixPartners au quatrième trimestre. Celle-ci devrait permettre de regagner 1 million de véhicules par rapport aux 4,9 millions qui devraient être perdus sur les trois premiers trimestres.
Au total, la production mondiale devrait passer sous la barre des 80 millions d’unités cette année. Tous les groupes ne sont pas touchés de la même manière. Toyota, qui a tiré les enseignements du tsunami de 2011, est parvenu à mettre en place des stocks de semi-conducteurs. À l’inverse, Stellantis a annoncé que la pénurie avait amputé sa production de 190 000 véhicules au premier trimestre.



