Le groupe Boca rachète Guyenne Plastiques et y injecte 7 millions d'euros

Guyenne Plastique change de mains. L'entreprise est rachetée par le spécialiste de l'immobilier girondin Boca. Il va investir 7,25 millions d’euros pour doubler la capacité de production et conquérir des secteurs encore peu ou pas exploités.

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Guyenne Plastique
Guyenne Plastique

Basée à Saint-Pardoux-Isaac (Lot-et-Garonne), Guyenne Plastique vient d’être rachetée - pour un montant qui n’a pas été communiqué - par le groupe girondin Boca, plutôt spécialisé dans l’immobilier jusque-là, qui va investir 7,25 millions pour construire un bâtiment de 2 600 m² juste à côté du site actuel.

Fondée en 2000 par Alphonse Ramos, l’entreprise, qui compte 43 salariés, conçoit, développe et fabrique des pièces en plastique pour de nombreux secteurs d’activité. «C’est vraiment notre particularité», appuie le créateur de l’entreprise, qui est toujours à sa tête et va y rester quelques années. «Cette offre complète, de la conception jusqu’à la fabrication, séduit nos clients qui n’ont ainsi pas besoin de faire appel à des bureaux d’études en externe, des injecteurs ou des moulistes par exemple.» Chaque mois, deux millions et demi de pièces sortent de l’usine de Saint-Pardoux-Isaac, à destination principalement du secteur de la menuiserie et du bâtiment plus généralement (90 % de la production environ), mais aussi de l’aéronautique, du paramédical, de la cosmétique ou de l’électrique. Les nouvelles installations devraient permettre de doubler les capacités de production.

La mobilité électrique dans le viseur

C’est précisément en diversifiant le portefeuille de clientèle que Philippe Bourdin, président du groupe Boca, entend développer Guyenne Plastique. Après une augmentation de capital en avril, passé de 57 000 à un million d’euros, ce sont 7,25 millions qui vont être investis pour la création d'un nouveau bâtiment et l’installation de panneaux photovoltaïques. Sa construction devrait commencer début 2024, pour une mise en service progressive jusqu’à la fin de la même année. «Nous prévoyons un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2023, contre 5,6 millions en 2022», explique ce dernier. «D’ici cinq ans, nous visons un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, et une dizaine d’embauches supplémentaires avant la fin 2025.»

Les infrastructures de production doivent permettre à Guyenne Plastique d’être davantage présent dans des secteurs qui représentent aujourd’hui une part minoritaire de clientèle, donc, mais aussi d’aller vers de nouveaux domaines, tels que la mobilité électrique, bornes de recharge ou batteries notamment. 

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