Après les bus, les poids lourds. Plastic Omnium poursuit son offensive dans l’hydrogène avec l’annonce, vendredi 11 septembre, de l’obtention d’un nouveau contrat visant à développer et produire les systèmes de stockage d’hydrogène pour le constructeur de poids lourds néerlandais VDL. D’ici à 2021, l’équipementier automobile indique dans un communiqué qu’il fournira un système complet de sept réservoirs, stockant 40 kilos d’hydrogène à 350 bars. Un contrat qui s’inscrit dans le cadre du projet européen H2HAUL, qui travaille à la réduction des émissions dans le transport routier.
Ce projet européen compte un total de 15 partenaires, parmi lesquels le groupe néerlandais VDL, qui fournira 4 des 16 camions de cette initiative en 2021. "Tous les camions du projet H2HAUL parcourront plusieurs millions de kilomètres pour démontrer la rationalité technique et économique de l’hydrogène dans le domaine du transport longue distance, ce qui pourrait conduire à la production de volumes significatifs de camions hydrogène en Europe", met en avant le groupe français Plastic Omnium.
Plan hydrogène à 7 milliards d’euros
Une annonce qui intervient quelques jours après la présentation du plan hydrogène français. Sur l’enveloppe de plus de 7 milliards d’euros, 3,4 milliards d’euros seront engagés d’ici à 2023 pour faire de la France un leader mondial dans la fabrication d’électrolyseurs destinés à la production d’hydrogène. D’ici à 2030, l’Hexagone veut disposer d’une capacité de production de 6,5 gigawatts pour répondre aux besoins de l’industrie et de la mobilité lourde. L’avion, le train ainsi que le transport routier apparaissent comme des priorités. Sans oublier les véhicules utilitaires, un sujet sur lequel travaillent les deux constructeurs automobiles français, Renault et PSA.
La marque au losange a lancé ses premiers modèles fin 2019, tandis que PSA travaille avec Symbio, la coentreprise entre Michelin et Faurecia, sur le sujet. Des premiers véhicules utilitaires du groupe au Lion devraient être lancés fin 2021. Symbio prévoit de son côté l’ouverture d’un site de production de stackpacks (qui intègre la pile à combustible et des composants clés) en 2023 à proximité de Lyon, avec pour objectif de "monter à 200 000 unités à horizon 2030".



