Le groupe PSA revient à la charge dans l’hydrogène (H2). Après la présentation de démonstrateurs dans les années 2000, le constructeur au Lion devrait concrétiser son retour dans cette technologie par le lancement de premiers véhicules utilitaires, prévu à la fin 2021. Il devrait s’agir de modèles de type Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Opel Vivaro, qui viendront compléter la gamme de modèles électriques à batteries déjà mis sur le marché par le groupe. Ce faisant, PSA rejoindrait son concurrent Renault sur le créneau des utilitaires hydrogène. En 2019, le groupe avait annoncé la sortie des Renault Kangoo et Renault Master fonctionnant à l’H2.
Pour y parvenir, PSA travaille avec la même pépite que son rival au Losange : Symbio, devenue le cœur de la coentreprise entre les équipementiers Michelin et Faurecia dans le domaine de l’hydrogène. La société, désormais dirigée par Philippe Rosier en remplacement du fondateur Fabio Ferrari, doit assurer la fourniture du système de propulsion hydrogène, a-t-elle indiquée à L'Usine Nouvelle mardi 8 septembre. "Ce projet est un véritable partenariat au cours duquel nous travaillons sur un système personnalisé, intégré au mieux dans l’architecture des véhicules de PSA", se félicite le nouveau dirigeant de Symbio. Faurecia, filiale du groupe PSA, devrait apporter ses compétences dans les réservoirs.
En phase avec le plan hydrogène
Une initiative qui s’inscrit dans la lignée des ambitions du gouvernement, qui a présenté mardi 8 septembre son plan hydrogène à 7,2 milliards d’euros. L’exécutif souhaite orienter les investissements en faveur du développement d’avions, trains, ainsi que de poids lourds et véhicules utilitaires roulant à l’hydrogène. Un créneau qui prendra de l’ampleur, à en croire le responsable de Symbio. "Une prise de conscience s’opère notamment au niveau des villes, qui souhaitent apporter des solutions pour réduire les émissions des véhicules professionnels circulant dans leurs rues. Les projets de Renault et PSA arrivent au meilleur moment", estime Philippe Rosier.

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Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
Pour contribuer au déploiement d’une mobilité hydrogène, Symbio va ouvrir un site de production de stackpacks (qui intègrent la pile à combustible et des composants clés) en 2023 à proximité de Lyon, avec pour objectif de "monter à 200 000 unités à horizon 2030". Pour l’heure, l’entreprise dispose déjà d’une unité de production provisoire à Vénissieux. De quoi répondre aux besoins des deux constructeurs français ainsi que du fabricant de bus Safra, avec lequel Symbio collabore également. A terme, la structure espère automatiser la production de ses modules afin de réduire les coûts de la technologie, qui reste encore un frein à son expansion.
"En raisonnant en TCO (coût total de possession, ndlr), nous estimons que le point d’équilibre entre l’hydrogène et les solutions équivalentes existantes, comme le diesel pour les poids lourds, devrait être atteint autour de 2030. Cela suppose donc la baisse en parallèle du coût de l’hydrogène lui-même", relève Philippe Rosier, qui compte sur une mise en application du plan hydrogène en France pour y contribuer. Celui-ci vise notamment à faire émerger des projets de "gigafactories" d’électrolyseurs, avec pour objectif d’atteindre 6,5 gigawattheures de capacité de production d'hydrogène décarboné par électrolyse d'ici à 2030.



