C’est une bonne surprise pour OVH. Dans une étude sur le cloud privé, le cabinet Forrester positionne le champion français du cloud d’infrastructure comme l’un des leaders en Europe aux cotés de l’américain Rackspace. En Amérique du Nord, il le place dans le deuxième cercle des acteurs performants derrière celui des leaders, aux côtés du japonais NTT Data, l’américain CenturyLink ou encore l’indien TCS. Ces résultats découlent d’une évaluation selon 32 critères différents. Le panel des acteurs évalués comprend Rackspace, CenturyLink, Orange, Atos ou encore TCS, mais pas IBM, pourtant leader mondial de ce segment de marché.
Protection du Cloud Act, point fort
"Les conclusions de cette étude nous font plaisir, confie à L’Usine Nouvelle Michel Paulin, directeur général d’OVH. Cela montre que nos solutions sont extrêmement compétitives dans le contexte de forte concurrence du marché. Les commentaires de Forrester sont en phase avec notre positionnement comme acteur compétitif et respectueux de la protection des données. Avec nos 19 datacenters en Europe dont 16 en France, nous sommes vigilants sur la sécurité des données de nos clients. Nous sommes non seulement conformes au RGPD mais offrons aussi une protection vis-à-vis du Cloud Act. C’est notre point fort. "
Positionnement des acteurs de cloud privé en Europe
Forrester Source: Forrester
Le cloud privé ne représente que 20 % du marché total de cloud d’infrastructure selon le cabinet Synergy Research, mais constitue un élément clé dans la stratégie de cloud hybride combinant cloud privé, cloud public et infrastructure sur site des grandes entreprises. "C’est une part importante de nos activités dans le cloud, affirme Michel Paulin. OVH a commencé historiquement par les serveurs dédiés, qui sont une forme de cloud privé, avant d’aller vers le cloud public et de développer d’autres formes de cloud privés en s’appuyant en grande partie sur la technologie VMware. C’est aussi un élément important de notre croissance et de notre proposition de valeur pour les grands comptes. Beaucoup privilégient une approche de cloud hybride et souhaitent, pour des questions de performance, d’exploitation ou de sécurité, conserver certaines applications sur une infrastructure dédiée. Nous avons la flexibilité de répondre à ce besoin. "
Croissance à deux chiffres
L’étude de Forrester conforte la position d'OVH face à d’autres acteurs européens comme Orange, Atos ou T-Systems. Elle apporte aussi de la visibilité à l’international et notamment aux Etats-Unis, le plus gros marché mondial du cloud où OVH a beaucoup investi en rachetant en 2017 vCloudAir, l’activité cloud de VMware, puis en ouvrant deux datacenters. "Nous sommes déjà un groupe international avec seulement 40 % de notre chiffre d’affaires en France, souligne Michel Paulin. Les Etats-Unis forment notre deuxième plus gros marché. La reconnaissance de Forrester va nous aider à accélérer notre développement là-bas. D’autant que nous avons achevé l’intégration de vCloudAir. Nous avons aujourd’hui aux Etats-Unis la même stratégie et les mêmes produits que partout ailleurs. Nous entrons dans une phase enthousiasmante de croissance à deux chiffres comme dans toutes nos autres régions. " OVH dispose de deux datacenters outre-Atlantique et de sept au Canada.
Positionnement des acteurs de cloud privé en Amérique du Nord
Forrester Source: Forrester
OVH est copilote du projet de Cloud de confiance mené dans le cadre du comité stratégique de la filière de sécurité en partenariat avec l’Etat. Deux de ses datacenters (l’un à Roubaix, l’autre à Strasbourg) sont en cours de certification pour l’obtention du label SecNumCloud de l'Anssi, considéré comme le sésame pour servir les marchés de l’Etat, des collectivités locales et des opérateurs d’importance vitale. "Nous sommes confiants dans l’aboutissement de cette démarche, note Michel Paulin. Nous sommes en train de mener des preuves de concept avec l’Etat. A la rentrée, nous proposerons des offres certifiées cloud de confiance. "
OVH participe également à l’initiative franco-allemande Gaia-X qui vise à définir un langage commun pour aider les décideurs à choisir, en toute transparence, où héberger leurs données et avec quelles contraintes.



