Le cargo à voile du français Neoline a été mis à l’eau en Turquie

Le Neoliner Origin, le plus long cargo à voile du monde, a été mis à l’eau sur son chantier de construction en Turquie. Conçu par l’entreprise nantaise Neoline, il doit commencer sa liaison entre Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Saint-Pierre-et-Miquelon, les Etats-Unis et le Canada dès l’été 2025. Un deuxième bateau est déjà prévu pour circuler en 2027.

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Le futur navire Neoline
Les mats pivotants du Neoliner Origin, développés par les Chantiers de l’Atlantique, se replient pour permettre au bateau de passer sous les ponts.

136 mètres de long pour 3400 tonnes, et 3000 m2 de voiles. Le cargo à voile Neoliner Origin, a été mis à l’eau dans le port turc de Tuzla, près d’Istanbul, vendredi 31 janvier 2025. Conçu par la société française Neoline, basée à Nantes, et construit par le chantier naval turc RMK Marine, le navire est le plus long cargo de son type.

Il quittera la Turquie les cales pleines pour faire cap vers Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à l’été 2025. Il doit opérer depuis le port français sa première liaison transatlantique en se rendant à Saint-Pierre-et-Miquelon, Baltimore (États-Unis) et Halifax (Canada). Neoline a déjà signé des contrats avec plusieurs groupes pour transporter leurs marchandises, parmi lesquels Renault, Bénéteau, Manitou, Henessy ou encore Longchamps.

Réduire de 80 à 90 % les émissions de CO2

Le cargo polyvalent a une capacité de 265 containers EVP (équivalent vingt pieds) ou 1200 mètres linéaires, l’équivalent de 400 voitures. Ses mats pivotants développés par les Chantiers de l’Atlantique se replient pour permettre au bateau de passer sous les ponts. Un second Neoliner est prévu pour circuler en 2027, pour permettre de passer par Saint-Pierre-et-Miquelon tous les quinze jours.

Pour consommer moins d’énergie, le Neoliner avancera à environ 11 nœuds (20 km/h) contre 15 nœuds (28 km/h environ) pour un navire classique à motorisation thermique, voire plus de 17 nœuds (31 km/h) pour des plus gros porte-conteneurs. Être propulsé en majorité par l’énergie du vent lui permettra de réduire de 80 à 90 % les émissions de CO2 par rapport à un navire propulsé à l’énergie thermique. Les émissions restantes sont liées à l’utilisation de moteurs diesel pour une partie de la propulsion, notamment pour circuler dans les ports.

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