La viande bio continue de gagner du terrain

La viande bio a le vent en poupe en France. Sa production a doublé en cinq ans, à près de 60 000 tonnes, tirée notamment par la viande bovine. La filière compte désormais sur la loi Egalim 2 et la loi climat et résilience pour accélérer sa croissance.

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Viande hachée
La France a produit 59115 tonnes de viande bio en 2020.

La production de viande bio continue de progresser en France en 2020. Malgré la pandémie, l'élevage de viande bio atteint les 59 115 tonnes contre 53 629 tonnes en 2019. Au total, sur cinq ans, la production a doublé. "Notre objectif était d'arriver à 60 000 tonnes de viande bio produites en France. Nous considérons que notre contrat est rempli" se félicite Philippe Sellier, président de la commission bio d'Interbev, la fédération des producteurs de viande.

Une évolution disparate

Mais si les chiffres sont au rendez-vous, toutes les viandes ne suivent pas la même tendance. Boostée par la demande de produits laitiers bio, les bovins laitiers bio, qui regroupent les animaux avant tout élevés pour leur lait, sont la catégorie qui affiche la plus forte augmentation sur les 12 derniers mois. "A la suite de la crise du lait en 2015, les conversions de producteurs de produits laitiers se sont intensifiées. Nous voyons aujourd'hui les effets sur la production de viande" explique Philippe Sellier. Il faut en effet entre quatre et cinq ans pour que les animaux dédiés à la production de lait soient réformés vers la filière viande.

A l'inverse, d'autres filières, comme le veau, continuent de souffrir. Au cours de l'année dernière, la production affiche une hausse d'à peine 1%. "Le veau reste une viande confidentielle, cette stagnation illustre avant tout la place de cette viande sur le marché",ajoute le responsable. 

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évolution de la production de viande bio évolution de la production de viande bio

La filière compte sur la loi climat

Pour les prochaines années, Interbev table sur une croissance annuelle de l'ordre de 10%. Le secteur devrait notamment bénéficier des mesures de la loi Egalim et de la loi climat et résilience, qui impose 20% de produits bio et/ou locaux dans les cantines françaises d'ici à 2025. "Aujourd'hui, beaucoup de décideurs choisissent des légumes ou des fruits bio, notre défi est de convaincre les élus d'incorporer également de la viande bio dans les menus des cantines", souligne Philippe Sellier, qui estime que la filière est d'ores et déjà prête à fournir les volumes nécessaires. 

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