Gourmey, la pépite de la viande in-vitro, va ouvrir sa première usine à Paris

Gourmey, la pépite francilienne de la viande in-vitro, vient de lever 10 millions d'euros. Cette somme devrait notamment lui permettre d'inaugurer sa première usine de foie gras et volailles artificielles à Paris. 

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Gourmey vient de lever 10 millions d'euros.

La première usine de viande artificielle française pourrait bientôt voir le jour. La start-up francilienne Gourmey vient, en effet, d'annoncer une nouvelle levée de fonds de 10 millions d'euros dont l'objectif principal est l'inauguration d'un site de production de 1000 mètres carrés à Paris.

L'impact environnemental de la viande in-vitro questionné

Fondée en 2019 et incubée au génopole d'Evry, Gourmey est l'une des principales initiatives françaises de viande de culture. La pépite s'est spécialisée sur le marché de la volaille, et notamment du foie gras, qu'elle cultive via les cellules animales prélevées dans l'œuf d'une cane et qu'elle nourrit via des nutriments jusqu'à ce qu'elles atteignent une masse suffisante pour être comestibles. "Nous prélevons quelques cellules-souches, qui se reproduisent naturellement à l’infini, dans un œuf de cane", expliquait Nicolas Morin-Forest à L'Usine Nouvelle en 2019. Une technique qui permet notamment à la start-up de réduire l'impact environnemental de la production de viande.

Selon une étude publiée en 2011 par l’université d’Oxford, la viande artificielle permettrait de réduire de 96% les émissions de CO2 par rapport à la viande traditionnelle. Des chiffres enthousiasmants, mais qui depuis ont été contestés par d’autres chercheurs de la même université. "Il n’existe aucune production industrielle de viande in vitro, il est donc aujourd’hui impossible de dire qu’elle est moins polluante que l’élevage traditionnel", constatait, dans nos colonnes, Jean-François Hocquette, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique.

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A travers son futur site de production parisien, Gourmey entend donc tester ses conditions de production et démontrer le faible impact écologique de la viande de culture.

Des vues sur le marché de la volaille

Le projet a reçu le soutien de Point Nine, Air Street Capital, Hertacore, Partech, et de plusieurs business angels. Outre le financement du futur site de production, ce nouveau tour de table doit lui permettre de renforcer son équipe, déjà composée de 35 personnes, et de déposer les différentes autorisations de commercialisation, notamment aux Etats-Unis où la start-up espère surfer sur l'interdiction du foie gras dans certains Etats pour proposer son produit.Une façon de sonder le marché avant le lancement de produits à base de poulet in-vitro. A terme, l'entreprise convoite surtout le marché de la volaille, la viande la plus consommée au monde.

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