«L’export a fait partie de notre ADN dès le début !» Christian Mas, le dirigeant et fils du fondateur de Sothys, société de cosmétiques de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), explique par l’histoire ses résultats sur les marchés internationaux.
Avec 65 % de son chiffre d’affaires (53 millions d’euros en 2023) réalisé à l’export, l’entreprise spécialisée dans les crèmes et lotions pour instituts de beauté, rayonne bien au-delà des frontières du Limousin. Le fruit d’un travail mené depuis plusieurs années à en croire l’entrepreneur : « Au moment du rachat en 1976, mon père avait des relations très personnelles avec des partenaires, à une époque où l’on ne voyageait pas comme aujourd’hui. On a donc commencé très tôt. Un service export a rapidement été créé et nous a permis de nous positionner. En plus, le secteur de la cosmétique française est par nature invité à l’exportation, grâce à son aura à l’étranger. »
Aujourd’hui, les produits de Sothys sont exportés dans toute l’Europe avec plusieurs filiales, aux États-Unis et au Canada, un marché important pour l’entreprise, et en Asie, avec le Vietnam, la Corée du Sud et le Japon. Cette diversité fait la force de l’activité de Sothys : «On ne dépend pas que de la France, où il existe des tensions en raison de la baisse du pouvoir d’achat et des difficultés, pour les instituts de beauté à trouver du personnel, souligne Christian Mas. Il est important d’avoir plusieurs cordes à son arc, une diversité de marchés permet de rebondir dans les pays qui redémarrent.» Il se félicite de la restructuration de son équipe export, «pour sortir de notre zone de confort avec des personnes plutôt locales, qui mouillent le maillot».
Efforts ciblés
Cependant cette course à la conquête de nouveaux marchés a ses limites, estime le dirigeant. Il a donc choisi une nouvelle stratégie : «Avant, notre politique export consistait à ouvrir tout ce qu’on pouvait. Aujourd’hui, on mise sur le qualitatif. On préfère avoir 50 pays qui travaillent super bien que d’en avoir 120 et de dire qu’on est le roi du pétrole ! Ça amène à remobiliser certains distributeurs, comme au Maroc et en Inde.»
Avec plus de 300 emplois en France et 500 dans le monde, Sothys poursuit son développement dans l’Hexagone et à l’étranger, sans oublier ses origines. «C’est important pour nous et ça ajoute du challenge de se dire que, depuis la Corrèze, on peut intégrer des marchés sur plusieurs continents», analyse encore le PDG.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3732-3733 - Juillet-Août 2024



