La start-up franco-allemande The Exploration Company choisie pour livrer du fret à la station spatiale privée d’Axiom Space

La jeune pousse franco-allemande The Exploration Company a signé un contrat avec Axiom Space pour livrer dès 2027 des marchandises à sa future station spatiale privée grâce à sa capsule réutilisable Nyx. Une première navette de taille réduite doit être testée dans l’espace au mois d’octobre.

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The Exploration Company Nyx
La capsule de The Exploration Compagny doit envoyer du fret dans la future station spatiale d'Axiom Space.

Deux ans seulement après sa création par d’anciens ingénieurs d’Airbus, The Exploration Company décroche son premier contrat d’ampleur. La start-up franco-allemande – qui développe une capsule destinée à transporter du cargo dans l’espace – a signé un accord de pré-réservation dont elle n’a pas dévoilé le montant avec la société américaine Axiom Space. Elle livrera dès 2027 des marchandises à sa future station spatiale privée, Axiom Station, à l’aide de son vaisseau spatial réutilisable Nyx.

«C’est la première fois qu’une capsule spatiale européenne est choisie par un opérateur privé d’une station spatiale pour développer des services de transport de fret de la Terre vers l’espace et inversement», s’est réjoui dans un communiqué la jeune pousse, qui ambitionne à terme de proposer des vols habités. Alors que les stations spatiales privées vont se multiplier d’ici 2030, année où l’ISS cessera son activité, les besoins logistiques vont s’accroître dans l’espace, prévoit Hélène Huby, PDG de The Exploration Company. «Si nous investissons maintenant, l'Europe peut être un des leaders mondiaux de la construction spatiale», affirme-t-elle, espérant des prises de commandes de la part de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Un planning ambitieux

The Exploration Company doit envoyer une première petite capsule de 60 centimètres de diamètre et 40 kilos de masse totale dans l’espace au mois d'octobre. Elle ambitionne de faire voler un vaisseau d’1,6 tonne et de 2,5 mètres de diamètre, capable de transporter 300 kilos de fret, dès 2024. Enfin, des modèles de 8 tonnes aptes à acheminer 4 tonnes de matériel et à s’appareiller à une station spatiale devraient voir le jour en 2026-2027. «Nous avons pour objectif de réaliser cinq vols par an à partir de 2030 ou 2032», détaillait Hélène Huby à L’Usine Nouvelle au mois de février.

Un planning ambitieux qui nécessitera des financements de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros au total pour finaliser la construction de la navette cargo réutilisable. Pour l’heure, la jeune pousse a levé une soixantaine de millions d’euros, dont 40,5 en début d’année grâce aux fonds EQT Ventures et Red River West ainsi que la multinationale de services pétroliers SLB (ex-Schlumberger) et la famille Dassault.

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