La SNCF poursuit sa transition énergétique à pas mesurés. Le groupe ferroviaire annonce le lancement officiel mardi 26 janvier d'un projet de TER électrique, en partenariat avec cinq régions françaises (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Cinq rames AGC bi-mode vont retourner dans les usines Bombardier à Crespin (Hauts-de-France) - d'où elles étaient sorties à la fin des années 2000 - afin que le constructeur remplace la motorisation diesel par des batteries au lithium. Le coût des opérations est estimé à 38 millions d'euros (5,4 millions d'euros par les régions, 6 millions d'euros de la SNCF et 5,5 millions d'euros de la part de Bombardier). Les premiers essais sont prévus en 2022 pour une mise en service l'année suivante.
Des batteries qui se rechargent lors des phases de freinage
Les deux moteurs diesel qui équipent les locomotives seront remplacés par des batteries d'une autonomie de 80 kilomètres. Elles se rechargeront lors du passage des locomotives sur des portions électrifiées du réseau ou lors du freinage, et compléteront l'énergie de la caténaire à l'accélération. Leur durée de vie est estimée à dix ans, indique le groupe SNCF.
Sortir des lignes non électrifiées du diesel d'ici 2035
Selon la SNCF, le projet constitue une première étape avant une conversion plus importante des lignes diesel, qui représentent encore un quart des 2 255 rames du parc TER, prévue par le programme "PLANETER". Pilotée par SNCF Voyageurs, cette campagne vise à généraliser les trains régionaux pour réduire l'impact environnemental du groupe, via le lancement en 2021 des trains régionaux hybrides "Regiolis" construits par Alstom, puis les TER à hydrogène en 2022. L'objectif pour l'opérateur des transports ferroviaire français est une sortie du diesel d'ici 2035.



