Calendrier confirmé. La SNCF a présenté, ce jeudi 24 avril, la nouvelle rame de train Oxygène destinée à remplacer les Intercités Corail des lignes Paris–Limoges–Toulouse, Paris–Clermont-Ferrand et Bordeaux–Marseille. Fabriqué par l’industriel espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), le nouveau train doit démarrer ses essais d’homologation sur le réseau ferré français à partir du second semestre 2025. Le transporteur espère un début de service commercial d’ici à la fin du premier trimestre 2027.
Au total, 42 des 50 rames sont fabriqués dans l’usine CAF de Reichshoffen (Bas-Rhin). Dans le détail, 28 rames doivent progressivement remplacer les Intercités Corail des lignes Paris–Clermont-Ferrand et Paris-Orléans-Limoges-Toulouse courant 2027. Les 22 rames de la ligne Bordeaux-Marseille doivent, elles, rejoindre les rails entre 2028 et 2029. Les deux commandes représentent un investissement total de près de 1,4 milliard d’euros financé par l’Etat – hors maintenance et travaux sur le réseau ferroviaire.
SNCF Les nouvelles rames doivent remplacer les trains Corail vieux d’un demi-siècle, à bout de souffle, de la ligne Paris–Clermont-Ferrand, souvent présentée comme la pire de France. En janvier 2024, 700 passagers étaient restés bloqués sur cette ligne une nuit de grand froid. Leur trajet avait finalement duré onze heures contre trois heures et demie prévues initialement.
Mise en service avec près de deux ans de retard
Las, les 28 rames des lignes Paris–Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse accusent un sérieux retard. Elles devaient initialement entrer en service à partir du second semestre 2025. Mais les embarras se sont accumulés depuis la signature, en 2019, du contrat entre CAF et la SNCF. Premier imprévu : une pénurie de matières premières lors de la crise sanitaire liée au Covid-19. Deuxième imprévu : des plaquettes de frein anormalement usées lors des tests des nouvelles rames en République Tchèque. Puis des vibrations anormales au niveau du moteur.
Dotées de 420 places – soit une vingtaine de plus que l’ancien modèle –, ces trains comptent également places de vélo, des signalétiques en braille pour les personnes malvoyantes et davantage de places pour les personnes en fauteuil roulant. Combinés aux travaux sur les infrastructures, l’arrivée des nouveaux trains devrait réduire le temps de trajet de la ligne Paris–Clermont-Ferrand à 3h15, contre 3h30 actuellement. Ne reste qu’à mettre les rames sur les rails.



