Un peu plus d’un an après la mise en service du RER NG sur la Ligne E du RER, prolongée jusqu’à Nanterre (Hauts-de-Seine), Île-de-France Mobilités (IDFM) vient de passer une nouvelle commande de matériel à Alstom. Lundi 9 décembre, le groupe français a annoncé l’acquisition de 35 nouvelles rames par SNCF Voyageurs au profit de l’établissement public en charge des transports franciliens.
Le financement de cette opération de 520 millions d’euros avait été voté en avril dernier par IDFM. Les nouveaux trains rejoindront la ligne D du RER, où la mise en service du RER NG est prévue d'ici à quelques semaines.
Un programme chaotique
Issu à l’origine d’un partenariat avec Bombardier, le programme a souffert de l’intégration du groupe canadien par Alstom. Allant jusqu’à être qualifié de «naufrage industriel» par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, ce programme à 3,75 milliards d’euros cumule deux ans de retard.
Depuis la conclusion d'un contrat cadre en 2017, une quarantaine de rames ont déjà été livrées par Alstom sur les 166 commandées (130 pour le RER E et 36 pour le RER D). Longues de 112 mètres et composées de six voitures, ces dernières peuvent embarquer 1563 passagers (dont 501 assis) à une vitesse de 140 km/h. Leurs moteurs répartis dans huit bogies le long du train leur permettent de meilleures capacités d’accélération. Au final, ils devraient consommer 25% d’énergie de moins que les générations précédentes. À bord, 280 kilomètres de câbles permettent entre autres de proposer plus de 250 prises USB et 45 écrans d’information aux voyageurs.
Le RER NG est fabriqué par neuf sites d’Alstom en France dont ceux de Valenciennes-Petite Forêt (Nord) et Crespin (Nord) pour la conception et l’assemblage aux côtés du Creusot pour les bogies ainsi que Villeurbanne, Petit-Quevilly, Ornans, Tarbes, La Rochelle et Saint-Ouen pour les autres composants.



