La réouverture du magasin iconique de Tiffany à New York doit profiter à une ETI du Grand-Est français

Rendu mythique par le livre de Truman Capote adapté par Blake Edwards avec une Audrey Hepburn au sommet de son art, Tiffany est désormais une pépite de LVMH. La réouverture de son magasin sur la Cinquième avenue de New York entièrement repensé marque les ambitions du groupe de Bernard Arnault dans le secteur de la joaillerie. 800 artisans d'une entreprise française beaucoup moins connue que le géant du luxe devraient en bénéficier.

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1er étage du magasin TIFFANY à New York
Les travaux ont commencé en 2019 et les travaux de rénovation ont été confié à l'architecte Peter Marino.

C’est une sorte d’effet papillon, positif cette fois, qui se joue, quand la réouverture d’un magasin en Amérique du Nord peut avoir un impact sur l’emploi des salariés d’une PME de l’est de la France. Le battement d'aile original, c'est la réouverture du vaisseau amiral de la marque de joaillerie Tiffany, sur la Cinquième avenue à New York.

Le haut potentiel de Tiffany

Les travaux ont commencé en 2019, soit deux ans avant que le rachat du joailler par le groupe LVMH pour un montant avoisinant les 16 milliards d’euros. L’enjeu est de taille pour un magasin où se réalisait 10 % du montant total des ventes mondiales de Tiffany avant les travaux. Rien d’étonnant donc si pendant la rénovation du bâtiment, les ventes ont continué dans un magasin provisoire situé à deux pas.  Désormais l’immeuble possède une couronne de verre de trois étages, faisant passer le bâtiment à dix étages. L’intérieur du "flagship" a été entièrement réaménagé de façon luxueuse. Le magasin ainsi repensé gagne le nom de "The Landmark".

Lors de la présentation des résultats du groupe LVMH, en janvier 2023, Bernard Arnault a indiqué que «Tiffany allait pour la première fois dépasser le milliard de résultat opérationnel courant»,  soit plus que le double du niveau avant acquisition. Une bonne affaire, serait-on tenter de commenter, qui valait bien les travaux réalisés dont le montant total reste top secret. Les ambitions du groupe LVMH ne devraient pas s’arrêter à ce premier milliard de résultat courant.

Cinq ateliers et 800 collaborateurs dans l'est de la France

Pour faire grandir la marque, LVMH a acquis en avril Platinum Invest Group, une entreprise française, comme son nom ne l’indique pas. Le rachat comprend les marques Orest et Abysse. Avec cinq ateliers situés dans le Grand Est en France, Platinum Invest Group, créé en 1963, emploie envoie 800 artisans et collaborateurs. Cette acquisition devait donner les moyens à Tiffany de «renforcer les capacités de production en France et de soutenir la forte croissance dans la haute joaillerie», en plus des capacités existantes du joailler made in USA.  

Pour assoir ses ambitions, le roi français du luxe parie notamment sur un rajeunissement de la clientèle de la maison Tiffany, qui avait des allures de belle endormie. Alexandre Arnault, après un passage remarqué chez Rimowa, a pris la tête de la marque et des produits de Tiffany à New York. Il fait le pont avec des vedettes du rap, du basket-ball et plus généralement de la pop culture. Récemment, Tiffany a même mis en œuvre une collaboration qui aurait semblé osée il y a quelques années, avec Nike. Les deux marques proposent une paire de sneakers ornée d’une virgule Nike de couleur bleu-turquoise, la couleur emblématique de Tiffany.

le magasin Tiffany sur la Cinquième Avenue de New York d'après LVMH
le magasin Tiffany sur la Cinquième Avenue de New York le magasin Tiffany sur la Cinquième Avenue de New York
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