La rénovation énergétique des logements et le rebond de la construction neuve poussent Lorillard, fabricant de fenêtres et volets, à investir. Un programme de 32 millions d'euros est en cours sur les sites industriels de cette ETI qui emploie un millier de permanents et une centaine d'intérimaires.
Dans l'usine principale de Chartres (Eure-et-Loir), Lorillard vient de mettre en service une cabine de peinture pour près de 2 millions d'euros, en aménageant une surface de 1000 mètres carrés dans un bâtiment existant. La capacité passe de 50 à 120 fenêtres bois laquées par jour. «Elle n'a pas d'équivalent en France. Elle peint et sèche par infrarouge nos menuiseries bois à coeur, le gain de temps sur le process est de 25%. Le procédé assure une meilleure durabilité du produit, ce qui nous permet d'afficher une garantie de 10 ans», argumente Thierry Luce, président, qui constate «un regain d'intérêt fort pour des chantiers bois, en réhabilitation et en neuf».
Acquisition en Normandie
En 2020, 4 millions d'euros avaient été investis pour automatiser la production des fenêtres et volets en aluminium dans cette même usine. Un nouveau centre d'usinage bois est en commande pour 1,6 million d'euros. Il devrait arriver au premier semestre 2022.
Sur les autres sites, l'usine de Molénat, près de Rodez (Aveyron) reçoit un nouveau centre d'usinage pour 0,6 M. euros. La menuiserie de Bourneuf, près du Mans (Sarthe), spécialisée dans le bois, est dotée d'un nouveau bâtiment de 5000 mètres carrés et d'un centre d'usinage depuis le début d'année. 3 millions d'euros ont été investis. Enfin, l'industriel a repris en début d'année un confrère normand, Meslin à La Haye (Manche), qui est un spécialiste de la rénovation sur-mesure, à l'instar des portes cochères qu'il remplace sur les grands boulevards parisiens.
Lorillard s'appuie donc sur quatre sites industriels désormais. Son chiffre d'affaires a grimpé en cinq ans de 125 à 200 millions d'euros en 2021.



