La progression de l’influenza aviaire pousse au confinement des volailles sur tout le territoire français

Dans un arrêté paru au Journal officiel le 10 novembre, le ministère de l’Agriculture a porté au  niveau «élevé» le risque de propagation de l’influenza aviaire. Les volailles vont être confinées sur tout le territoire.

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Les volailles vont devoir être confinées sur tout le territoire.

L'alerte monte d'un cran. Le ministère de l’Agriculture, a fait savoir, via un arrêté publié au Journal officiel le 10 novembre, qu’il qualifiait désormais d’ «élevé» le risque de propagation du virus de l’influenza aviaire sur l’ensemble du territoire, ce qui implique un confinement de toutes les volailles partout en France.

Le ministère indique qu’au 8 novembre, 49 foyers ont été détectés dans des élevages commerciaux, soit deux fois plus qu’à la mi-octobre. Parmi les principales régions productrices, la Bretagne et le Pays de la Loire étaient déjà concernées par ces niveaux de restrictions depuis la fin octobre

Eviter un remake de la saison passée

L’épidémie, normalement drainée par l’arrivée des oiseaux migrateurs en fin d’année, a repris de manière précoce cette saison. Des premiers foyers ont été détectés dans la faune sauvage dès la fin de l’été. Ce qui s’explique par l’importance de l’épidémie la saison passée : le virus est présent de manière endémique sur le territoire. Pour preuve, le ministère de l’Agriculture indique régulièrement que la souche majoritaire actuellement détectée est la même que celle de la saison passée.

La reprise de l’épidémie signifie une reprise des abattages dans les élevages contaminés. Pour rappel, près de 22 millions de bêtes ont été abattues entre aout 2021 et mai 2022 afin d’endiguer la propagation du virus, avec un impact dramatique sur la production de certaines filières comme le foie gras. L’Etat a soutenu les producteurs en versant plus d’un milliard d’euros d’indemnisations.

Lors d’une conférence de presse le 9 novembre, Yves-Marie Baudet, président de l’interprofession de l’œuf (CNPO) a rappelé que la vaccination serait «un remède» face à la récurrence des crises. Elle ne sera pas disponible au mieux avant fin 2023. Le ministre Marc Fesneau a lui souligné à cette occasion qu’il y aurait des «leçons à tirer (de la crise) notamment sur la dédensification» des élevages. Les filières plein air s’estiment de longue date lésées par ces arrêtés, considérant que la propagation du virus concerne avant tout les élevages intensifs. 

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