A quelques heures de l’allocution d’Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, jeudi 25 novembre, la Haute autorité de Santé (HAS) délivre une recommandation majeure. Désormais, l'institution estime que la vaccination de rappel doit être ouverte à tous les adultes, dès 18 ans. Mais surtout au bout de seulement 5 mois, et non plus 6 mois, après la fin d’un schéma complet de primo-vaccination. L’injection de rappel devrait porter sur une dose de Comirnaty (Pfizer/BioNTech) ou d’une demi-dose de Spikevax (Moderna).
Scénario "sous-estimant l'épidémie actuelle"
La HAS indique appuyer sa décision sur des travaux de modélisations de l’Institut Pasteur, qui n’ont pas encore été publiés, sur l’impact de la vaccination de rappel à 4 mois, 5 mois et 6 mois, sur quatre tranches d’âge : plus de 65 ans, plus de 50 ans, dès 40 ans et dès 18 ans. La HAS précise que cette modélisation étudie plusieurs cas de sévérité de l’épidémie, et qu’en réalité, le scénario épidémique "le plus pessimiste sous-estime la situation épidémique actuelle".
Or, cette modélisation indique qu’en passant d’un rappel cantonné aux plus de 65 ans au bout de 6 mois d’une vaccination complète réduirait le pic épidémique de 20%. En l’élargissant aux personnes dès l’âge de 18 ans et au bout de seulement 5 mois, le pic pourrait être réduit de 50%. Le 19 novembre, dans le cadre d’une recommandation pour la vaccination de rappel dès 40 ans, la HAS avait notifié être encore dans l’incapacité de se prononcer pour les tranches d’âge plus jeunes, attendant justement des indications d’une modélisation de l’Institut Pasteur.



