La ministre de l'Ecologie a tranché. La future centrale électrique du Larivot (Guyane) sera alimentée à 100% en biomasse liquide. Une décision attendue puisque l'opérateur de l'installation, EDF, après avoir vu son projet centrale électrique hybride fioul gaz retoqué par l’autorité environnementale, expliquait en juillet dernier avoir retenu cette source d'énergie pour son projet.
La nouvelle centrale guyanaise doit remplacer la vieille installation au fioul de Dégrad-des-Cannes (qui fournit 40 % de l’électricité du territoire ultra-marin), dont l'arrêt est prévu en 2023.
Des biocarburants respectant les critères de durabilité
"Barbara Pompili s’assurera que les biocarburants utilisés respectent les critères de durabilité et soient conformes aux directives européennes", indique le communiqué du ministère. Exit donc l'huile de palme et de soja, poursuivent les autorités, sans donner plus d'indication sur le futur combustible. Le nouveau projet permettra de "réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre puisqu’elles seront au moins trois fois inférieures au projet initial et quatre fois inférieures à celles de l’actuelle centrale de Degrad-des-Cannes", affirme par ailleurs le ministère.

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3 Avril 2026
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100% d'énergies renouvelables en 2030
Afin d'atteindre les objectifs fixés par la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie de la Guyane (100% d'énergies issues du renouvelable en 2030), "la puissance de la centrale sera adaptée en fonction du développement des projets d’électricité renouvelable", continue le ministère, sans préciser la puissance de la future installation. Dans son projet initial, EDF prévoyait une centrale électrique hybride fioul gaz de 120 MW.
EDF de plus en plus intéressé par les agrocarburants
Chez EDF, depuis peu, on réfléchit sérieusement à la question des agrocarburants. Le sujet est sur la table dans le cadre son nouvel objectif de neutralité carbone en 2050. C'est "un des 25 chantiers de son programme CAP 2030", expliquait en juillet dernier, Carine de Boissezon, directrice développement durable du groupe, à L'Usine Nouvelle. Si aucun projet de R&D n'est listé en France, en Allemagne, l'électricien mène des travaux sur les biocarburants à l’Institut Européen de Recherche sur l’Énergie, Eifer, créé en 2001 en commun avec le Karlsrühe Institute of Technology (KIT), à Karlsrühe, dans le land du Bade-Wurtemberg. Par ailleurs, le groupe conduit des essais de biocarburants au colza en Guadeloupe.



