«Plus rien ne s’oppose au projet de construction d’une nouvelle imprimerie de la Banque de France à Vic-le-Comte». En ces termes, la CGT Banque de France a accepté mardi 18 juillet de valider le protocole d’accord entre le syndicat et la direction qui bloquait depuis plusieurs mois la construction de la nouvelle imprimerie à seulement quelques kilomètres de Chamalières (Puy-de-Dôme), site historique actuel de l’imprimerie de la Banque de France. Le 2 décembre dernier, la CGT avait lancé un mouvement de grève pour exprimer son mécontentement.
Si tous les autres syndicats avaient donné leur accord, la CGT - premier représentant de la banque centrale - contestait toujours le «plan de compétitivité» proposé par la direction. L’un de leurs porte-parole évoquait récemment du «mépris et d’intimidations de la part de la direction». Mais dans la nuit de lundi à mardi, les grévistes ont finalement voté le protocole proposé par la direction, lançant définitivement le projet de construction de la nouvelle imprimerie à Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme), où se trouve déjà la papeterie de la banque.
500 euros de prime
La direction prévoit de réduire de quatre à trois le nombre d'agents autour de certaines machines sur le nouveau site. Telle était donc la principale pierre d’achoppement avec la CGT, qui a obtenu de son côté la garantie que cet accord «ne dégrade pas les conditions de travail et la santé des imprimeurs». A cela, s’ajoutera une prime exceptionnelle de 500 euros, versée aux imprimeurs, grévistes et non-grévistes.
«Nous nous félicitons que les propositions de la direction, élaborées avec l'ensemble des organisations syndicales, aient fini aujourd'hui par recueillir l'accord de toutes celles-ci», a réagi la direction de la Banque de France, qui a définitivement entériné le projet baptisé Refondation, au cours du Conseil général de la Banque de France, vendredi 21 juillet.
Déménagement prévu en 2026
Un nouveau chapitre s’ouvre donc pour les sites auvergnats. La future imprimerie est un projet déjà ancien, lancé en 2016 et maintes fois repoussé. Cet investissement de 250 millions d’euros - contre 220 millions d’euros prévus à l’origine - va permettre de faire entrer la fabrication des billets dans une nouvelle ère. D’ici 2026, l’imprimerie basée depuis 1919 à Chamalières, près de Clermont-Ferrand, devrait fermer ses portes définitivement. Le transfert vers Vic-le-Comte permettra l’optimisation de l’activité industrielle, grâce à l’acquisition de nouveaux équipements «plus modernes et moins gourmands en énergie», selon la direction.
Quelque 700 employés travaillent sur les sites auvergnats. Ils produisent chaque année 2,5 milliards de billets, 50% d'euros et 50% de devises étrangères, essentiellement pour des pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest.



