Tereos évite la production d’hiver
Le sucrier français Tereos, numéro deux mondial du secteur, a décidé de démarrer ses usines avec une semaine d’avance. Les premières sucreries transforment la betterave depuis le 8 septembre. Objectif : traiter plus de volume avant les jours froids, la campagne s’achevant traditionnellement fin décembre. « Une fois que l’usine est saturée, il faut plusieurs jours pour l’arrêter », précise Gaëlle Toussaint, la directrice de la communication de Tereos. De leur côté, les agriculteurs sont incités grâce à des surprimes à commencer la récolte plus tôt.
Pierre-Henri Girard-Claudon
Michelin baisse la température à l’atelier
Adoptant la consigne fixée aux administrations et aux bailleurs sociaux, Michelin, cet hiver, abaissera la température de chauffage des bureaux et des usines à 19 °C. Elle tombera même à 17 °C dans les ateliers où l’on produit des efforts physiques. Une adaptation d’autant plus nécessaire que le fabricant de pneus clermontois s’est dit prêt à suspendre les cogénérations, qui lui fournissent électricité et chaleur pour ses process, dans plusieurs de ses usines européennes, voire à repasser au fioul les chaudières à brûleurs mixtes, fonctionnant habituellement au gaz.
Aurélie Barbaux

- 1.2539+3.07
3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 2.2337+2.05
3 Avril 2026
Gazole France TTC€/litre
À la pause, Whirlpool débranche
Whirlpool Toutes les machines électriques sont mises à l'arrêt lors des pauses des salariés. © Whirlpool
Les lumières, les écrans et les outils électrifiés s’éteignent, la ligne n’avance plus... Dans son usine de Cassinetta, dans le nord de l’Italie, l’américain Whirlpool a divisé par deux la consommation électrique d’une ligne d’assemblage de fours encastrables en coupant l’alimentation pendant dix minutes à chaque pause de ses salariés. Le remplacement des ampoules du plus grand site industriel d’Italie (120 hectares) par des LED avec détecteur de présence a réduit de 68 % la consommation de l’éclairage.
Cécile Maillard
Pochet se concerte avec ses clients
Rien de tel que de bonnes relations entre fournisseurs et donneurs d’ordres pour affronter les imprévus. Le verrier Pochet du Courval, spécialiste du flaconnage, peut compter sur le soutien de ses clients, les acteurs du luxe. Ces derniers ont déjà absorbé une grosse part de la hausse des coûts énergétiques. En cas de rationnement énergétique, le verrier n’aura pas d’autre choix que de replanifier la production et de la lisser dans la durée. Des priorités – et des décisions – qui ne pourront être prises qu’en concertation avec les clients.
Laurent Rousselle
Orano signe la charte Ecowatt
Pour éviter les coupures de courant, le gestionnaire du réseau RTE a créé une météo de l’énergie, Ecowatt. Le producteur d’uranium Orano a signé la charte du même nom, ce qui l’engage à réduire sa consommation en cas d’alerte rouge. Outre l’amélioration de l’efficacité des moteurs et des ventilations dans ses usines, Orano a décidé l’arrêt ou la forte baisse du chauffage dans les zones peu occupées, la création d’une task force pour la chasse aux fuites et aux gaspillages, l’adaptation des plannings de production et de maintenance et la signature de nouveaux contrats d’effacement en plus de celui de son site de La Hague (Manche).
Aurélie Barbaux
L’éco-conduite revient en force à la SNCF
Sébastien Godefroy L'éco-conduite pourrait faire économiser de 5 à 12 % d'énergie à la SNCF, selon les trains. © Sébastien Godefroy
Filiales comprises, la SNCF consomme 16,4 térawattheures, dont 9,4 pour la traction ferroviaire. L’éco-conduite, déjà encouragée sous forme de prime charbon à l’époque de la locomotive à vapeur, est plus que jamais d’actualité. La SNCF compte économiser entre 7 et 12 % d’énergie sur les TGV et 5 à 10 % sur les autres trains. D’un cheminot à l’autre, l’écart de consommation peut aller jusqu’à 30 %. Le déploiement de l’outil Opti-conduite est une aide précieuse pour les moins expérimentés.
Olivier Cognasse
Cristel envisage la semaine de quatre jours
Cristel, PME d’une centaine de salariés de Fesches-le-Châtel (Doubs) engagée de longue date dans les économies d’énergie, réfléchit avec ses salariés à la semaine de quatre jours (neuf heures de travail quotidien au lieu de sept). Le chauffage au gaz des ateliers représentant le premier poste de dépenses énergétiques du fabricant de casseroles, cette solution permettrait de chauffer un jour de moins par semaine. Et d’économiser l’heure de préchauffage des installations, gourmandes en énergie. Mais il faudra que les économies soient importantes et les salariés partants, précise la direction.
Cécile Maillard
AdhexPharma roule au vélo de fonction
Depuis mai, le laboratoire AdhexPharma propose à chacun de ses 120 salariés un vélo de fonction, électrique ou mécanique. La location, au prix d’une centaine d’euros par mois et par vélo à la start-up TIM Sports, comprend une panoplie de services (cadenas, assurance, entretien préventif sur site...). L’employeur de la banlieue de Dijon (Côte-d’Or), qui bénéficie d’une réduction d’impôt à hauteur de 25 % de sa dépense, paie 70 % de la location, le salarié 30 %. Le trajet domicile-travail entre dans le scope 3 du bilan carbone qu’AdhexPharma est en train de dresser.
Cécile Maillard
Nexity désigne une référente sobriété
Directrice de la RSE du promoteur immobilier Nexity, Marjolaine Grisard endosse aussi le rôle de référente sobriété. Pas de nouveau poste donc, mais une mission engagée avant l’été pour réduire de 10 % en deux ans la consommation d’énergie de la centaine de sites administratifs occupés par le groupe. « Nous avons diffusé des consignes plus strictes pour diminuer la température la nuit et le week-end, par exemple », illustre Marjolaine Grisard. Des directives ont en outre été envoyées aux 200 agences de Nexity, notamment pour limiter leurs affichages lumineux.
Jonathan Grelier



