Le site d’Aire-sur-l’Adour (Landes) de la biscuiterie Poult va fermer ses portes mi-décembre 2021, comme l’a annoncé la semaine dernière la direction aux 47 salariés qui y travaillent encore. Chacune d’elles aura la possibilité de retrouver un emploi au siège de Montauban (Tarn-et-Garonne), toujours selon la direction.
« Cette décision s’inscrit dans le contexte d’un marché du biscuit en récession. De façon générale, on a consommé moins de biscuits durant les confinements. De plus, les grandes marques ont beaucoup innové, et la concurrence est de plus en plus rude. Nos ventes ont ainsi reculé de 10% depuis 2016 », assure un porte-parole de l’entreprise. Poult aurait perdu 7 % de son chiffre d’affaires en un an, passant de 209 millions d’euros en 2019 à 195 millions en 2020.
Recherche d'un repreneur
L’actuelle usine des Landes fabrique deux types de biscuits : les galettes bretonnes et les palmiers, vendus ensuite sous leur propre label par les distributeurs. « Or, ce sont deux des biscuits qui se vendent le moins bien. De plus, le site souffrait de deux handicaps : sa taille modeste, et sa localisation. L’usine est excentrée par rapport aux grands axes, le matériel est aussi vieillissant et très spécifique à la fabrication de ces biscuits en particulier. Nous avons réfléchi à la possibilité d’effectuer un gros investissement pour changer les lignes, mais il aurait fallu y consacrer un montant trop important », poursuit le porte-parole de la direction.
Les machines servant à fabriquer les galettes bretonnes seront démantelées. À Montauban, où 400 personnes sont employées, l’usine récupère les lignes de production des palmiers.
« Nous proposerons à tous les salariés landais de venir travailler au siège, soit sur un emploi semblable à celui qu’ils occupaient, soit en se formant. Si les 47 personnes qui étaient à Aire-sur-l’Adour souhaitent venir à Montauban, nous créerons alors autant de postes », martèle le porte-parole d’une entreprise plus que centenaire et réputée libérée, souvent mise en avant pour sa propension à associer ses salariés aux décisions stratégiques notamment. Poult indique par ailleurs chercher un repreneur pour son site landais. Contacté, le représentant du personnel n’a pas souhaité répondre à nos questions.



