Fin juin, AXA IM a annoncé une politique d’exclusion des sociétés des secteurs de l’huile de palme, du bois et du bétail provoquant des dommages aux écosystèmes et aux forêts. De son côté, BNP Paribas monte, avec le Carbon disclosure project, un cadre de reporting des entreprises sur leur biodiversité. Cet activisme ne doit rien au hasard.
Du 11 au 24 octobre, se tiendra en Chine une COP sur la biodiversité. Elle doit fixer un nouveau cadre mondial de protection de la nature d’ici à 2030 et à plus long terme. Un peu éclipsée par la lutte contre le changement climatique, la diversité du vivant commence à mobiliser les entreprises et les investisseurs. D’autant qu’en France la loi énergie climat obligera, d’ici à 2022, les acteurs financiers dont le montant des encours est supérieur à 500 millions d’euros à publier leur stratégie d’alignement avec les objectifs de biodiversité. Des objectifs beaucoup plus vagues que pour le climat, plus diversifiés et manquant d’outils de mesure.
Quatre grands gestionnaires d’actifs, AXA IM, BNP Parisbas, Mirova et Sycomore, ont mandaté un cabinet pour développer des outils d’évaluation de l’empreinte de leur portefeuille.



