La Commission européenne a annoncé le 10 juillet sur son site internet repousser au 31 juillet sa décision sur le projet de fusion entre Alstom et l'activité transports de Bombardier, afin d'examiner les concessions offertes par le groupe français. Elle va désormais attendre les retours des concurrents et clients des deux groupes avant de décider de valider le projet, demander davantage de concessions, ou d'ouvrir une enquête approfondie de quatre mois.
Sur le même thème: Les enjeux du rapprochement Alstom-Bombardier
Le 9 juillet, le groupe ferroviaire français Alstom a présenté une liste de concessions sur cette opération à 6,2 milliards d’euros. Parmi elles : la vente de l'usine de Reichshoffen dans le Bas-Rhin. Spécialisé dans la construction de trains régionaux, ce site emploie environ 800 personnes. Alstom indique qu’il est également prêt à céder le Coradia Polyvalent, un modèle de train régional proposé en motorisation hybride ou électrique.
Alstom veut à tout prix éviter une nouvelle déconvenue face aux autorités de la concurrence. En février 2019, l’exécutif européen avait déjà opposé son veto au mariage Alstom-Siemens, au grand désespoir de l’entreprise et du ministère de l’Économie.
avec Reuters (Foo Yun Chee, version française Jean-Stéphane Brosse)


