L'orléanais NodOn connecte un interrupteur à pied anti-Covid

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NodOn a mis au point un interrupteur à pied qui permet d'éviter toute contagion.

NodOn, l’activité objets connectés du sous-traitant électronique Altyor, à Saint-Cyr-en-Val (Loiret), a mis au point un interrupteur à pied, sans fil ni pile, qui agit sur l’éclairage électrique.

"Un boîtier émetteur communique en radiofréquence à distance, via le protocole EnOcean, avec les interrupteurs en place, près desquels il faut placer un récepteur. C’est une solution que nous avons déjà pour d’autres applications", décrit Thomas Gauthier, le directeur de NodOn, qui revendique des milliers d’objets connectés installés dans le monde. Un brevet est déposé avec l’allemand EnOcean, propriétaire du protocole de communication éponyme, concurrent des standards Zigbee ou Z-wawe pour l’internet des objets et la domotique. EnOcean récupère l’énergie émise et évite l’installation d’une pile et de câbles. Altyor, qui soustraite pour Leroy Merlin, Castorama, Somfy et Schneider, emploie une quinzaine de techniciens et d’ingénieurs pour concevoir de nouveaux produits.

Une première série de 1 000 interrupteurs a été imprimée en 3D et assemblée en France. Si le succès est au rendez-vous, la PME s’appuiera sur son usine chinoise qui emploie une centaine de salariés à Shanghai. Altyor, qui a réalisé 38 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, s’attend à une année 2020 au même niveau. "Avant la crise, nous avions budgété une croissance de 2millions d’euros, puis nous avons craint un recul à 35millions. Depuis le printemps, les affaires repartent, même si l’on a peu de visibilité sur la fin d’année", observe Yanis Cottard, le président d’Altyor. NodOn a également participé au nouveau télescope en réalité augmentée du marseillais Unistellar, et au détecteur de fuite d’eau de la start-up francilienne Cartesiam.

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