Du 8 mai au 26 juillet 2024, avant le début des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, 11 000 bénévoles transporteront la flamme olympique entre Marseille (Bouches-du-Rhône) et la capitale. Pour cette tâche presque aussi emblématique que l'événement lui-même, ils seront équipés d'une torche en acier recyclé et made in France, dont le design a été dévoilé ce 25 juillet.
Produite par le géant de l’acier ArcelorMittal (154 000 personnes, 79,8 milliards de dollars d’euros de chiffre d’affaires en 2022), l’objet conçu par Mathieu Lehanneur mobilisera trois sites français du groupe, pour une production limitée à 1 500 exemplaires olympiques et 500 exemplaires paralympiques - les personnes qui se chargeront du relais recevront désormais un cadeau «symbolique». A Châteauneuf (Loire), ArcelorMittal fabrique de l’acier à partir de matériaux récupérés puis fondus. Cet acier prendra ensuite la direction de Florange (Moselle), pour y être laminé, avant de terminer sa route à Woippy (Moselle), où s’effectuera la découpe de la tôle d’acier en flans. Ceux-ci pourront ensuite être mis en forme.
Un orfèvre français, qui n’a pas été cité, s’en chargera à Vire (Calvados) pour les parties hautes et basses de la torche, avant de passer la main à un autre industriel (dont le nom n’a pas non plus été communiqué, ni la localisation) pour l’application d’un revêtement. S’ensuivra l’assemblage des dix éléments principaux constitutifs de la torche (1,5 kg, 70 cm de hauteur, 3,5 cm de diamètre minimal, 10 cm de diamètre maximal). L’épaisseur de l’acier est de 0,7 millimètre.
Un objet symétrique
La torche, produite en quantités cinq fois moindres que pour les précédents jeux Olympiques, «joue d’une symétrie parfaite pour mieux nous parler d’égalité», narre le designer français Mathieu Lehanneur, multi-récompensé par le passé. Les effets d’onde, de reliefs et de vibrations doivent incarner l’eau, tandis que la forme courbée de la torche est censée inviter à penser à la notion d’apaisement. «Je l’ai voulue d’une extrême pureté, iconique et presque essentielle. Simple comme un trait d’union et fluide comme une flamme», poursuit le designer.
ArcelorMittal aura également en charge la production des vasques, des mini-chaudrons, et des grands anneaux olympiques (ainsi que des symboles paralympiques) installés à travers Paris. A Londres (Royaume-Uni), l’entreprise avait fourni 2 000 tonnes d'acier pour la construction, à l’occasion des jeux Olympiques de 2012, d’une tour de 114,5 mètres de haut.



