Une nouvelle étape a été franchie, mardi 11 juillet, dans la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, censée rouvrir ses portes le 8 décembre 2024. Par voie fluviale, plusieurs parties des fermes, les structures qui constituent la charpente en bois de l’édifice, ont été acheminées depuis Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), leur lieu d’assemblage, à sept kilomètres au sud de Paris.
STEFANO RELLANDINI / AFP L’une de ces trois fermes, qui font office de support de la charpente, a été montée par grue sur le toit de la cathédrale, en cours de reconstruction. Les dimensions des fermes, des structures triangulaires en bois, s’étalent entre 12 et 14 mètres de haut et entre 14 et 16 mètres de large, avec un poids compris entre 7 et 7,5 tonnes. Celles-ci «constituent l’ossature principale des charpentes qui entourent la flèche de la cathédrale et de celles des deux bras du transept», a précisé l'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, chargé de piloter les travaux. Les entreprises Le Bras Frères, Asselin, Cruard Charpente et MdB Métiers du Bois sont missionnées à cet effet, en groupement.
La charpente de la nef livrée ultérieurement
«Ce jalon marque l'avancement des travaux de charpente qui rétabliront au fil des prochains mois la silhouette familière de la cathédrale dans le paysage parisien», s’est félicité le général d’armée Jean-Louis Georgelin, le président de l'établissement public. Quatre fermes entourant la souche de la flèche avaient déjà été installées fin juin. Huit structures en bois doivent au total être installées dans le courant de l’été. Lespierres de la voûte de la croisée du transept avaient, elles, été livrées par voie fluviale début 2023.
Ravagée par l’incendie du 15 avril 2019, la charpente de la nef, qui datait de la fin du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle, sera pour sa part reconstruite ultérieurement. Plusieurs entreprises ont été mobilisées, parmi lesquelles les Ateliers Perrault, à Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire), et les Ateliers Desmonts, à Nassandres sur Risle (Eure). Deux fermes de la charpente médiévale de la nef ont été levées à blanc sur ce dernier site, fin juin. Elles ont été réalisées en bois de chêne massif, conformément à l’avis de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture. Les poutres ont fait l’objet d’un équarrissage à la hache – avec des haches spécifiquement fabriquées en Alsace.



