Une nappe d’huile d'une centaine de litres émanant d’une fuite du système hydraulique d'un navire s’est répandue en mer au large de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) lundi 14 juin. Elle mesurait une quinzaine de kilomètres de long et plus de deux de large.
La société Ailes Marines, qui pilote le projet de construction d'un parc éolien pour le compte du groupe espagnol Iberdrola, indique dans un communiqué qu’elle suspendait les travaux de forage, même si ceux de pré-tranchage des câbles inter-éoliennes se poursuivent. Le navire Aeolus a été inspecté par les autorités maritimes françaises et fait actuellement route vers un port des Pays-Bas pour une étude précise du problème, qui devra évidemment être corrigé.
Une série de réactions hostiles
Ailes Marines a précisé que la fuite ne provenait pas d'un dommage structurel du gabarit de forage «mais d'une connexion hydraulique s'étant desserrée au cours des travaux ». Le fluide répandu en mer serait « biodégradable selon les critères internationaux de l’OCDE ». La préfecture maritime a de son côté confirmé que l'irisation de surface avait depuis complétement disparu, mais les prélèvements réalisés par la police judiciaire à bord du navire permettront de caractériser la pollution de façon plus précise.
Reste que cet incident a entrainé une série de réactions très hostiles, dont celle du Comité départemental des pêches des Côtes d’Armor qui prévoit de porter plainte contre Ailes Marines. Les associations de défense de l’environnement comme Gardez les Caps sont aussi vent debout, le représentant de la société a même dû s'expliquer devant la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Le démarrage il y a quelques semaines du chantier de construction de ces 62 éoliennes avait été très agité, les pêcheurs costarmoricains ayant un moment tenté d'occuper la zone avec leurs chalutiers pour manifester leur opposition à ce projet éolien.



