Le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret) a placé, le 9 juin, la filiale française de l'américain Inteva Products en redressement judiciaire, à sa demande. La mesure est assortie d'une période d'observation de six mois, afin de permettre une reprise des sites industriels.
Cet équipementier automobile de rang 1, qui couvre tous les domaines d'activité, emploie 9 000 personnes dans le monde, dont 663 en France. Dédiées aux systèmes électriques, au verrouillage, aux lève-vitres, ses trois usines hexagonales sont basées à Sully-sur-Loire (Loiret, 176 salariés), où se trouve un centre technique, à Esson (Calvados, 246 salariés) et Saint-Dié-des-Vosges (Vosges, 241 salariés). L’usine du Loiret était tombée dans son escarcelle en 2011 à l’occasion du rachat d’une branche d’Arvin Meritor.
Refus du prêt garanti par l'Etat
Dans un communiqué, la direction de l'entreprise explique qu'elle n'a pas obtenu de prêt garanti par l'Etat (PGE), "en raison de sa fragilité financière". Interrogé par nos confrères de France Bleu Normandie, le ministre de l'économie Bruno Le Maire a répondu qu'il était prêt à étudier le dossier personnellement, tout en rappelant que seules 2,5 % des demandes de PGE étaient refusées.
Le tribunal d'Orléans a placé la filiale française du groupe américain sous observation pendant six mois et nommé deux administrateurs judiciaires en vue de la recherche de repreneurs, a précisé l'entreprise dans un communiqué.
Déjà passée par deux réorganisations successives "qui commençaient à porter leurs fruits", l'entreprise met en avant "la conjoncture actuelle", provoquant "l'arrêt total des trois sites de production" français. Inteva assure toutefois être en mesure de continuer ses opérations et d'honorer ses commandes. En revanche, le groupe continue de recruter pour son site mexicain.
Basé à Troy, dans le Michigan, Inteva Products est une filiale du groupe Renco. Inteva réalisait 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) de chiffre d'affaires en 2018.



