2022 est l’an 1 de l’éolien flottant en France. Avec trois fermes pilotes en construction et trois appels à projets lancés pour des parcs commerciaux, la filière naissante emploie déjà 1 100 personnes, soit 15 % des emplois dans les énergies marines. Une industrie française du flotteur est notamment en train d’émerger.
Si, pour la construction des trois fermes pilotes en Méditerranée, les éoliennes seront fournies par le néerlandais Vestas, les opérateurs – Ocean Winds, EDF et Qair-TotalEnergies – ont choisi le made in France pour les flotteurs. Les deux premiers travaillent avec Eiffage Métal, qui a l’outil industriel ad hoc à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le troisième a choisi Ponticelli et Matière, un spécialiste de la construction d’ouvrages d’art, qui a investi 4 millions d’euros sur son site de Bagnac-sur-Célé (Lot) pour l’adapter à cette nouvelle activité.
Mais attention, cette filière émergente reste fragile. Elle nécessitera de nouveaux investissements, notamment dans les infrastructures portuaires, pour fournir les futurs parcs commerciaux et ne pas avoir, comme c’est le cas pour l’éolien posé, à aller chercher en Espagne, voire en Asie, les capacités de production.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3708-3709 - Juillet-Août 2022



