Le dossier de la nouvelle organisation des actifs EDF se complexifie. Nécessaire, cette réorganisation vise avant tout à sanctuariser l’activité nucléaire dans un EDF Bleu, 100 % public, pour lui redonner une capacité d’investissement. C’est le projet Hercule concocté en 2019 par Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, qui prévoit aussi que les activités commerce, énergies renouvelables et services soient rassemblées dans un EDF Vert, ouvert aux marchés.
L'hydraulique séparé du nucléaire
Pour sécuriser son projet, Jean-Bernard Lévy a lié sa mise en œuvre à la réforme du mécanisme de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), négocié avec Bruxelles lors des libéralisations des marchés de l’énergie en 2010, pour permettre à EDF de rester un groupe intégré, mais qui le pénalise lourdement. Elle est en cours. Pour la faire plus facilement accepter par la Commission européenne, l’Agence des participations de l’État a imaginé proposer que l’hydroélectrique d’EDF soit séparé du nucléaire, comme prévu dans le projet Hercule, et placé dans un EDF Azur.
Pour renouveler les concessions

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Février 2026
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Or cette activité est en panne de développement. Suite à une directive de 2014, Bruxelles demande à la France, qui refuse, d’ouvrir à la concurrence les concessions échues. À la fin 2020, il y en aura 16 sur les 300 d’EDF. Cette incertitude juridique empêche tout nouvel investissement. Et ce n’est pas le seul problème. Dans un contexte de "marché déprimé où les prix de l’électricité stagnent autour de 45 euros le mégawattheure sur la place européenne, plus aucune capacité de production n’est construite sans garantie de prix comme pour l’éolien ou le solaire", rappelle le PDG du groupe.
Selon lui, faute d’instauration d’un mécanisme de soutien, à l’image de ceux appliqués aux énergies renouvelables, le potentiel de plusieurs gigawatts d’hydraulique en France, dont 2,5 gigawatts inscrits dans la programmation pluriannuelle de l’énergie, ne pourra pas être exploité.



