L’Autorité de sûreté nucléaire valide l'exclusion de rupture pour les EPR2 d'EDF

Pour la construction d’un nouveau parc nucléaire français, EDF a revu le design du réacteur EPR pour en réduire les coûts. L’autorisé de sûreté nucléaire vient de valider une option clé de ces EPR 2, la démarche d’exclusion de rupture.

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EDF EPR Flamanville
Grâce à cette décision de l'ASN, EDF ne verra pas les coûts de construction de ses futurs EPR 2 renchéris.

EDF retenait son souffle depuis des mois. Si, en 2019, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’est prononcée globalement positivement sur les options de sûreté de l’EPR 2, un point restait en suspend sur ce nouveau design des réacteurs nucléaires EPR, optimisé pour standardiser au maximum ce qui peut l’être pour en réduire les coûts de construction. L’ASN avait considéré que le recours à une démarche d’exclusion de rupture pour le réacteur EPR 2 n’était pas suffisamment justifié et qu’EDF devait revoir sa copie. Ce qu’EDF a fait. L’ASN considère maintenant que le recours à une démarche d’exclusion de rupture pour les tuyauteries principales des circuits primaires et secondaires du projet de réacteur EPR 2 est acceptable.

L'épreuve de Flamanville

L’exclusion de rupture était déjà appliquée sur l’EPR de Flamanville. Cette démarche appliquée aux tuyauteries consiste, dans son principe, à ne pas étudier, dans la démonstration de sûreté nucléaire, les conséquences de la rupture d’une tuyauterie parce que cette rupture est rendue extrêmement improbable avec un haut degré de confiance, explique l’ASN. Elle s’appuie sur des dispositions particulièrement exigeantes en matière de conception, de fabrication et de suivi en service de ces tuyauteries. Or, sur l’EPR de Flamanville, ces exigences n’ont pas toutes été remplies. Un certain nombre de soudures sont à refaire, et sa mise en service a encore été repoussée à 2023 au mieux. Avec encore un risque très élevé de nouveau dérapage de délais et de coût

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Pour convaincre l’ASN, EDF a fait évoluer son projet, notamment sur « le choix des matériaux et les techniques de fabrication et de contrôle ». Il a aussi « ajouté certains dispositifs de limitation des conséquences d’une rupture, tels que des parois de séparation, des dispositifs anti-fouettement et des évents d’évacuation de la vapeur », précise l’ASN dans un communiqué.

Cette décision de l’ASN est une très bonne nouvelle pour l’énergéticien national. Ce dernier avait transmis dès mai 2021, sans attendre la réponse de l’ASN, son dossier sur la faisabilité. Sans l’exclusion de rupture, le coût de construction des trois paires d’EPR 2 aurait plus que dérapé.

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