Après quatre ans de mandat de Donald Trump, la France et l’Europe se réjouissent de voir les Etats-Unis renouer avec la politique environnementale que défendait déjà Joe Biden comme vice-président de Barack Obama. Elu 46e président américain, il a donné des gages, en actant le retour de son pays au sein de l’Accord de Paris sur le climat et s’opposant à la construction de l’oléoduc Keystone XL, prévu pour acheminer le pétrole de l’Alberta canadien vers les raffineries du Texas.
Mais Joseph R. Biden n'est pas, non plus, un zélateur de l’écologie. Il a maintes fois démontré, durant sa campagne, qu’il entendait aussi poursuivre la politique de souveraineté menée par son prédécesseur. D’abord en démentant toute tentation d’interdire la fracturation, qui a permis aux Etats-Unis de retrouver leur autonomie énergétique, grâce à l’essor des pétrole et gaz de schiste. Mais aussi à travers ses déclarations en faveur de l’exploitation minière sur le sol américain. Avec, certes, une préférence pour les projets d’extraction de métaux indispensables à la transition énergétique.
Des métaux américains pour la transition énergétique américaine
Joseph Biden a clairement indiqué qu’il soutiendrait l’extraction et la construction de filières nationales pour le lithium, les terres rares, le cuivre, le nickel et les autres métaux stratégiques que son pays importe aujourd’hui en grande partie de Chine. Toutes matières indispensables à la production locale d'éoliennes, de panneaux solaires, de véhicules électriques et autres bornes de recharge. Plusieurs compagnies minières ont d’ores et déjà confirmé que leurs projets d’investissements ne seraient pas remis en cause par une victoire de Joe Biden. Les donations des salariés du lithium en soutien à la campagne démocrate ont d’ailleurs presque doublé par rapport à 2016.

- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 37564.33-1.58
10 Avril 2026
Palladium - prix d'achat€/kg
- 120-3.15
Février 2026
Indices des prix internationaux des matières premières importées - Pâte à papier - En eurosBase 100 en 2010
C’est là que les chemins des Etats-Unis et de la France divergent. A Paris, on a choisi de développer des produits métalliques sans produire de métaux, en bloquant tous les derniers projets de mines – parfois dès l’exploration – sur le sol national. A Washington, comme dans un grand nombre de pays européens, on a choisi le pragmatisme, et l’extension du domaine de la souveraineté vers l’amont des chaînes de production.



