Souhaitant se positionner comme le chef de file d’une filière de démantèlement, EDF estimait en 2017 à 200 milliards d’euros le marché mondial de la déconstruction de réacteurs de puissance. Une étude de 2020 de Roland Berger l’évalue, elle, à 95 milliards d’euros en Europe à l’horizon 2050, dont 20 milliards d’euros rien qu’en France.
Sauf que l’étude, qui prévoit 186 réacteurs arrêtés et à démanteler en Europe d’ici à 2030 et 260 d’ici à 2050, se fonde sur une durée de vie de quarante ans. Or EDF a bien l’intention de prolonger ses centrales à cinquante, voire soixante ans. Et il n’est pas le seul en Europe. De plus, ce marché n’est pas si ouvert que cela. Si l’on retire les coûts du site (sécurité, taxes) et du traitement des déchets, les opérations de démantèlement ouvertes à des prestataires spécialisés ne représentent plus que "de l’ordre de 20 %" du coût total, affirme Alain Vandercruyssen, le directeur exécutif de l’activité démantèlement et services d’Orano.
Pas assez pour motiver des investissements en formation et en développement de nouvelles technologies dans les entreprises, qu’espère pourtant Olivier Vincent, le directeur de la stratégie de l’entreprise de services numériques Assystem, à l’origine de l’étude Roland Berger.
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