Un peu plus d'une semaine après l'annonce pour les sites Hutchinson, les directions des sites de cette filiale industrielle du groupe pétrolier Total ont présenté leurs plans de restructurations concernant les sites Joint Français et Paulstra. 299 postes supplémentaires sont supprimés dans dix usines.
Le principal site touché de cette deuxième vague est l'usine Paulstra de Segré (Maine-et-Loire), qui va perdre 86 emplois sur 689. Ce site spécialisé dans l'automobile fabrique des joints d'étanchéité de carters et de roues pour des équipementiers de rang 1. Puis vient celui de Châteaudun (Eure-et-Loir), qui sera amputé de 49 emplois sur 536.
Dans la filiale Joint Français, l'usine de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) va perdre 56 emplois sur 374, celle de Gamaches (Somme), 42 postes sur 203. Le 4 septembre, Hutchinson avait présenté une première vague de 382 suppressions de postes, notamment à Montargis et Joué-lès-Tours. Il reste encore quelques usines où ce plan doit se décliner, comme Espa à Fleury-les-Aubrais (Loiret).
Appel à la grève
Pour dénoncer ces réductions d'effectifs, "alors que le groupe Total, et que sa filiale Hutchinson, réaliseront quand même des bénéfices en 2020", selon Didier Godde, coordinateur CGT, ce syndicat appelle le personnel à la grève et à des manifestations le 17 septembre dans toutes les villes concernées.
"Il y a des situations aberrantes, comme Paulstra à Vierzon (Cher) qui va perdre 23 postes alors que l'usine a recruté 80 intérimaires", mentionne Didier Godde, qui estime que le levier du chômage partiel n'a pas été utilisé. "Le groupe Total l'a interdit à sa filiale pour conserver une image propre", s'insurge le représentant syndical.
En juin dernier, Hutchinson avait annoncé la suppression de 800 à 1 000 postes en France, et près de 3 000 dans le monde. Le groupe emploie 40 000 salariés dans le monde, dont 8 400 en France. Son chiffre d'affaires a atteint 4,3 milliards d'euros en 2019.



