Hutchinson entame la restructuration de ses 32 usines françaises

Le groupe Hutchinson, dont le siège social est basé à Montargis (Loiret), a commencé à décliner les restructurations de ses 32 usines françaises. Quelque 382 départs volontaires sont envisagés dans les usines sous appellation Hutchinson. Les usines Le Joint Français et Paulstra devraient être fixées la semaine prochaine.

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courroie
Les activités automobile plus touchées par les suppressions de postes que celles de l'aéronautique chez Hutchinson.

Le fabricant de joints et pièces en polymères Hutchinson, filiale du groupe Total, a entamé le 3 et 4 septembre les négociations sur les suppressions de postes au sein de ses usines, dont notamment le siège industriel de Montargis (Loiret).

Au total, 382 postes seront supprimés, dont 197 sur 1 250 à Montargis et 97 sur 500 à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), les deux sites les plus touchés. Le groupe présidé par Jacques Maigné espère obtenir des départs volontaires, sous la forme de ruptures conventionnelles collectives. Il a notamment proposé des mesures d'âge en promettant de maintenir le salaire des partants qui sont à deux ans de la retraite. Cette préretraite prise en charge par l'employeur concernerait la moitié des 382 postes supprimés.

L'accord proposé par la direction ne réjouit pas les syndicats, mais les mesures d'accompagnement ne déclenchent pas d'opposition, d'autant qu'aucune usine ne ferme. "Nous allons continuer de négocier pour obtenir les meilleures conditions possibles", disent de concert les syndicats CGT et CFDT. La CGT, minoritaire dans l'entité Hutchinson, mais majoritaire à l'échelle du groupe, s'est toutefois désolidarisée de la CFDT, de FO et de CFE-CGC. "Nous voulons que l'accord soit équitable sur tous les sites, or ce n'est pas le cas", remarque Didier Le Godde, coordinateur central CGT.

De fait, ce sont surtout les activités automobile qui sont concernées par ce plan de départs. L'usine d'Amiens (Somme), fleuron du groupe pour l'aéronautique, ne perdrait que 40 postes sur 400.

Dans le secteur des joints, courroies et autres pièces en polymère pour l'industrie, l'activité est même assez dynamique, selon Farid Meslati, coordinateur CFDT du groupe. "La direction nous demande plus de compétitivité et de rentabilité. Or je ne vois pas comment on pourra faire mieux avec moins de salariés", ajoute-t-il.

La filiale de Total compte aussi des usines sous les appellations Le Joint Français, Paulstra et Espa. Les syndicats sont convoqués les 9 et 10 septembre pour connaitre les détails du plan.

En juin 2020, Hutchinson avait annoncé la suppression de 800 à 1 000 postes en France, et près de 3 000 dans le monde. Le groupe emploie 40 000 salariés dans le monde, dont 8 400 en France. Son chiffre d'affaires a atteint 4,3 milliards d'euros en 2019.

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