Confluence, la filiale du groupe d’immobilier industriel, logistique et tertiaire, GSE lance son premier village d'entreprises. Baptisé Natura Parc, il va se déployer à Entraigues-sur-la-Sorgue (Vaucluse) sur une superficie de 26 hectares pour un investissement estimé à 14 millions d’euros. Le projet, dont la commercialisation débute, a été présenté le 6 décembre au siège de l’entreprise à Avignon, en compagnie des deux collectivités qui ont souhaité sa réalisation, la communauté du Grand Avignon et la mairie d’Entraigues. Ce Natura Parc prévoit 18 hectares cessibles répartis en 11 lots divisibles de 6500 mètres carrés à 4 hectares, voués à l’accueil d’entreprises de la «naturalité» : agriculture, agroalimentaire, nutrition, pharmaceutique, cosmétique, arômes…
Dans une région où le foncier économique se raréfie, le site devrait trouver des preneurs dans les trois à cinq ans, selon le président de GSE, Roland Paul. «Il n’y a pas une industrie aujourd’hui qui n’est pas bloquée par la difficulté de garder ses équipes, indique le dirigeant qui veut faire de Natura Parc un modèle d’écoresponsabilité. Nous veillons donc à mettre en œuvre des projets ancrés dans leur territoire, qui prennent soin de l’humain, qui respectent la nature et permettent aussi à nos clients de s’inscrire dans la durée, car les bâtiments intègrent par avance des exigences qui leur éviteront de les modifier dans dix ans pour s’adapter aux règlementations.»
Socle d’exigences minimum
Les travaux d’aménagement commenceront au deuxième semestre 2025 et dureront un an. Rempli, Natura Parc devrait concentrer 640 emplois directs sur une agglomération où l’agroalimentaire représente déjà 27% des emplois. «C’est cet écosystème d’innovation, de formation, de recherche qui va favoriser l’attractivité de ce parc avec la proximité du bassin agricole» confie le maire d’Entraigues, Guy Moureau. Parmi les choix opérés par GSE et son partenaire MAP Architecture en vue d’atteindre divers labels et certifications (Parc +, BREEAM, Bâtiment Durable Méditerranéen…), les bâtiments comprendront des matériaux naturels, biosourcés privilégiant l’économie circulaire. Le chauffage gaz sera aussi interdit sur les locaux administratifs et tertiaires, au moins 50% des toitures seront couvertes de panneaux photovoltaïques et l’eau chaude sanitaire pourra provenir aussi de panneaux solaires. Enfin, les parkings seront dotés à 20% de bornes de recharge électrique, mais ils seront pré-équipés pour monter à 100% quand le parc de véhicules l’imposera. Voies de mobilités douces et de transport en commun sont également programmées. Quant aux espaces paysagers, d’une surface de 5,5 hectares, ils s’articuleront autour d’une «colonne vertébrale verte» pour entretenir la biodiversité.
«Nous avons déjà constaté un besoin local d’extension d’un certain nombre d’entreprises, mais des sollicitations proviennent aussi de l’extérieur de la région» indique Elodie Llorca, directrice pré-développement de Confluence. De la PME au grand groupe, en propriété comme en locatif, elle analysera chaque demande. Pour Joël Guin, président de Grand Avignon, «l’objectif est vraiment de relancer des activités industrielles sur notre département qui en a perdu beaucoup ces dernières années, plus que les Bouches-du-Rhône.»



