Projets de délocalisations à Belfort, suppressions de postes pour la division aviation… Dans un contexte morose, General Electric avait enfin annoncé une bonne nouvelle jeudi 18 juin 2020. L’usine LM Wind Power de Cherbourg (Manche) va recruter 300 personnes de plus pour construire des pales d’éoliennes en mer géantes. Ces postes doivent être pourvus pour le premier trimestre 2021.
Répondre à la demande du marché
“L'effectif de production accru permettra à LM Wind Power de répondre à la demande du marché de l’éolien en mer”, explique dans un communiqué le groupe américain. GE Renewable Energy avait racheté LM Wind Power en 2017, avant d’ouvrir l’usine de Cherbourg en avril 2018.
Ce plan de recrutement n’est pas complètement une surprise. Aujourd’hui, le site compte environ 450 employés (dont 34 % de femmes) mais GE Renewable Energy expliquait déjà en 2019 vouloir faire grimper les effectifs à 550 personnes à terme.

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La plus grande pale d’éolienne en mer dans le monde
Selon GE, l’usine de Cherbourg représente déjà le premier site de fabrication de pales d’éoliennes en France. Le site revendique un autre titre : celui de la plus grande pale d’éolienne en mer mondiale, avec une dimension de 107 mètres. Cette gigantesque pièce équipe la turbine Haliade-X 12MW de GE.
GE Renewable Energy “En 2019, deux pales ont été expédiées vers des sites de test et trois ont été assemblées sur le prototype de l’Haliade-X à Rotterdam, aux Pays-Bas. Le site de Cherbourg a ensuite démarré sa production commerciale”, explique le groupe américain.
Une formation de 12 mois pour les nouveaux employés
Les 300 nouveaux employés de LM Wind Power viendront grossir les effectifs de production : superviseurs de production, contrôleurs qualité, opérateurs en logistique, techniciens de maintenance... Selon le groupe américain, certains postes seront ouverts à tout type de profil.
Chaque nouvel employé devra suivre un programme de formation intensive dans l’usine pour apprendre les processus de fabrication de pales d’éoliennes. “À la suite d’une formation de 12 mois, les salariés présentent le Certificat de qualification paritaire de la métallurgie en tant qu’équipier autonome de production industrielle, qualification reconnue dans l’industrie française”, précise GE Renewable Energy qui compte déjà 1 500 employés en France et plus de 22 000 à travers le monde.
Ce plan de recrutement est dévoilé dans un contexte difficile pour les autres divisions de General Electric. Le groupe américain vient de révéler un plan de suppression de 13 000 postes dans sa division aviation. En pleine crise du Covid-19, l’entreprise souhaitait également délocaliser certaines activités de son site de Belfort (Territoire de Belfort) vers l’étranger. Un projet finalement abandonné à la faveur d’un compromis avec les syndicats.



