Ce n’était pas prévu au départ. Mais en travaillant sur un programme de R&D dual avec la Direction générale de l’armement (DGA) pour décalaminer les moteurs de Frégates à l’hydrogène, la PME Flexfuel Energy Development (FEED) a développé une formulation de polymère pour membranes AEM (Anion Exchange Membrane) destinées aux électrolyseurs alcalins présentant un rendement de 20 % supérieur à celles existantes. Pour l’industrialiser, Sébastien Le Pollès, le fondateur de FEED, a décidé de créer une filiale, Gen-Hy et l’a installée dans un bâtiment de 1000 m2 à Orly (Val-de-Marne).
2,5 millions d'euros d'investissement
Le 9 novembre, Gen-Hy a inauguré une ligne préindustrielle pour la production de membranes, grâce à un investissement de 2,5 millions d’euros, soutenu par l’Ademe. Une équipe de 10 personnes a travaillé à la réalisation de ce projet, qui pourrait générer 12 emplois supplémentaires en 2022. La ligne comprend deux machines spéciales et deux équipements adaptés aux besoins de la production. Cette unité pourra produire jusqu’à 480 m2 de membranes par an, soit de quoi construire une trentaine d’électrolyseurs 100 kW.

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Industrialisation en 2023
Cette ligne est une première en France. Il n’existait jusqu’alors « que six fabricants de membranes d’électrolyseurs dans le monde, dont deux en Allemagne, deux aux États-Unis, un au Canada et un au Japon », explique Sébastien Le Pollès. Gen-Hy sera le septième. Il va permettre de produire enfin des électrolyseurs entièrement Made in France. Mais, si la start-up envisage de fournir, ultérieurement des fabricants comme McPHy, elle va d’abord produire ses propres électrolyseurs de 150 kW à 4 MW. Les deux premiers devraient être livrés à l’automne 2022. Gen-Hy vise un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros à partir du 2e trimestre 2022. La suite est déjà prévue. Sébastien Le Pollès a confié à Eiffage la construction d’une usine de 15 000 m2, qui doit être livrée fin 2022, sans que l’on sache encore où.



