Fret ferroviaire français, la relance de la dernière chance

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Train de fret SNCF
Train de fret SNCF

Quinze milliards d’euros pour relancer le fret ferroviaire. C’est l’estimation de l’alliance 4F pour augmenter la part du train dans le transport de marchandises de 9 à 18 % d’ici à 2030.

L’alliance, qui regroupe opérateurs de transport, industriels du ferroviaire et chargeurs, remettra un plan au gouvernement vers le 20 juin. Avec le green deal européen, le contexte n’a jamais été aussi favorable. Et la France n’a pas le choix si elle veut tenir ses engagements d’une neutralité carbone en 2050.

Le plus gros chantier concerne SNCF Réseau. 4F demande des investissements de l’ordre de 13 milliards d’euros. La priorité est de désaturer les nœuds ferroviaires de Paris, Lille et Lyon, ce qui profiterait à l’ensemble du trafic. Mais il faut aussi rénover les gares de triage, les voies de service, les accès aux ports et les plates-formes de transport combiné. Le second chantier concerne les aides à l’exploitation, qui s’élèveraient à 200 millions d’euros par an pendant dix ans. Elles concernent le wagon isolé, les péages et l’aide au transport combiné. "Le niveau de ces aides en France est très inférieur à ce qui se pratique chez nos voisins, précise Frédéric Delorme, le PDG de Fret SNCF. Le wagon isolé est ­stratégique pour notre industrie, notamment dans la chimie, le nucléaire, les métaux..." Le gouvernement devra aussi aider la filière à passer la crise économique, qui pourrait durer jusqu’en 2022.

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