France Terre Textile, Eoko-Tex, Gots... Des labels à la pelle dans le textile

Les labels et mentions se multiplient sur les étiquettes des vêtements, qu'ils soient fabriqués en France ou nom. Quelques repères pour s'y retrouver.

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Textile expo Made in France Elysée
Ces ambassadeurs du label Origine France Garantie – le béret basque Laulhère, le polo Jean Fil, le chandail de la bonneterie Le Minor, le caban Balsan, la veste Guy Cotten et le jean 1083 – ont pris place à l’exposition Made in France organisé à l’Elysée en 2020.

Origine France garantie, le généraliste

Si la mention « Made in France » est auto-déclarative (et peut donc être utilisée abusivement), la certification Origine France Garantie peut être accordée aux produits dont au moins 50 % du prix de revient est français. Il s’agit d’une marque transversale qui n’est pas spécifique au textile.

France Terre Textile, une collection de labels régionaux 

La filière textile s’est dotée de ses propres labels certifiant l’origine d’un produit, d’abord à l’échelle régionale. Le mouvement, parti des Vosges, est désormais présent dans quatre autres grandes régions textiles – l’Alsace, le Nord, l’Auvergne-Rhône-Alpes, Troyes-Champagne –, le tout regroupé sous la bannière rose France Terre Textile.

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Seuls des articles dont trois quarts des opérations de production (de la fabrication du tissu à la confection) sont réalisées en France peuvent arborer le logo, avec des critères en matière d’environnement, d’approvisionnement en circuit court et de qualité.

Entreprises du patrimoine vivant et IGP, les gardiens des savoir-faire 

Entreprises du patrimoine vivant (EPV) est un label d’État accordé à des entreprises françaises (artisans et industriels) cultivant des gestes et savoir-faire d’excellence. Le textile fait partie des secteurs représentés au même titre que la gastronomie et l’art. La France compte aussi des indications géographiques protégées pour des productions textiles emblématiques comme le linge basque, les charentaises et les tapisseries d’Aubusson en Nouvelle-Aquitaine.

Gots, Biore..., les labels bio 

Le logo Gots (Global organic textile standard) atteste de l’utilisation de textiles biologiques, avec deux niveaux d’exigence différents (plus de 70 ou 95 % de fibres biologiques). Le label bioRe, accordé par une fondation suisse, garantit que les vêtements sont composés d’au moins 50 % de coton biologique et sont produits de manière écologique et équitable.

Écolabel européen, Oeko-Tex..., pour moins de produits chimiques 

L’Écolabel européen dispose d’une norme sur le textile, portant à la fois sur le respect de l’environnement lors de la fabrication (pollution de l’air et de l’eau, recours limité à des substances dangereuses) et sur les performances des produits (résistance au rétrécissement lors du lavage, durabilité des couleurs). Oeko-Tex propose plusieurs types de certifications pour les productions textiles, axées sur l’absence de substances nocives, avec différents niveaux d’engagements. Bluesign suit la même logique, avec des contraintes en matière d’utilisation d’eau, d’énergie et la gestion des déchets lors de la production.

FairTrade – Max Havelaar, protéger les travailleurs du textile

Il n’y a pas que le café et le chocolat qui peuvent recevoir des labels « commerce équitable ». Le textile aussi. FairTrade et Max Havelaar ont lancé, en 2016, un programme centré sur le textile, après s’être attaqués à la labellisation du coton bio. Le standard exige que les travailleurs reçoivent un revenu vital dans les six ans après la certification, qu’ils aient le droit de s’organiser en association ou syndicat, que les horaires de travail soient décents et qu’ils opèrent dans de bonnes conditions de sécurité.

Et bientôt, un affichage environnemental obligatoire ?

L’affichage environnemental fait partie des mesures prévues par la feuille de route pour l’économie circulaire publiée en 2018 par le gouvernement. Une expérimentation dans le textile a été lancée en 2020, dans le cadre de la loi anti-gaspillage. Deux cents acteurs français testent pour différents vêtements un système de notation de A à E, fondé sur l’analyse du cycle de vie du produit. L’Union européenne planche sur la mise en place d’un système équivalent. Un consortium doit définir des spécifications d’ici à l’été 2022.

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