Simplifier Engie, c’est l’obsession de Jean-Pierre Clamadieu depuis son arrivée à la présidence du groupe en 2018. Sans attendre un remplaçant à sa directrice générale Isabelle Kocher, partie en février 2020, le président du conseil d’administration s’y emploie.
Fin juillet 2020, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe, il a annoncé avoir engagé une revue stratégique des activités de service, qui emploient les deux tiers des 170 000 salariés du groupe. Si les services liés aux infrastructures décentralisées, comme les réseaux de chaleur urbains, de froid et les équipements industriels, sont considérés comme cœur de métier pour Engie, le reste des activités solutions comme la mobilité ou les villes durables, soit les deux tiers du chiffre d’affaires des solutions, pourrait être sorti du groupe.
L’ambition d’Isabelle Kocher de faire d’Engie un géant de la transition énergétique globale ne lui survivra pas. Engie redeviendra un énergéticien classique, misant sur la production d’énergie si possible renouvelable, en développant jusqu’à 4 gigawatts de nouvelles capacités par an, et les infrastructures gaz et électricité, régulées, sources de revenus stables.



