"Faire une cocotte", en rugby, c’est se déplacer à plusieurs, groupés et debout, pour protéger le ballon porté par un équipier. Alors que la chute de la demande d’avions fragilise tous les chaînons de la filière aéronautique, cette expression résume l’état d’esprit de l’entreprise lotoise Figeac Aéro.
"La constitution d’un ou deux grands acteurs de la mécanique et du sous-ensemble, avec par exemple Mecachrome, Nexteam et We Are, voire Lauak, aurait du sens, a confié son président fondateur, Jean-Claude Maillard, à L’Usine Nouvelle. Des discussions ont d’ailleurs démarré à ce sujet, mais je ne peux pas en dire davantage à ce stade."
Gagner en compétitivité
La consolidation entre acteurs pour gagner en compétitivité, tant désirée par les responsables de la filière, prend corps. À l’instar des autres acteurs du secteur, le sous-traitant aéronautique s’est fortement endetté pour tenir les hausses de cadences de production. En quelques mois, le sol s’est dérobé sous ses pieds. Si ces entreprises se regroupaient, elles constitueraient un ensemble avec un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros. En parallèle, Jean-Claude Maillard est aussi à l’affût des investisseurs, rendus frileux par l’absence de visibilité. S’il ne trouve pas de partenaire en France, le patron de Figeac Aéro assure qu’il le trouvera à l’étranger.



