La société F2J implantée à Chaumont (Haute-Marne) s’est portée acquéreuse du sous-traitant automobile Peugeot Japy Technologies situé à Valentigney (Doubs), jusque-là propriété du groupe Farinia.
Le tribunal de commerce de Paris s’est prononcé en faveur du groupe de mécanique et de sous-traitance automobile le 30 septembre 2020. Peugeot Japy Technologies était en redressement judiciaire depuis le 30 juin 2020. Si la nouvelle a de quoi réjouir les salariés, elle s’accompagne de 93 licenciements, attendus courant octobre.
"Les administrateurs ont présenté leur feuille de route en réunion le 1er octobre. Après la commission concernant les départs volontaires prévue le 8 octobre, les entretiens individuels annonçant les licenciements débuteront le 9 octobre", précise Mark Sivric, délégué syndical FO Peugeot Japy Technologies. Des propositions de reclassement au sein du groupe devraient alors être faites aux salariés concernés avant des licenciements effectifs au 22 octobre.
Un avenir plus serein
Créé en 1830, le fabricant de boîtes de vitesse connait des difficultés depuis deux ans. Peugeot Japy Technologies a vu son chiffre d’affaires passé de 95 millions d'euros à 35 millions tandis que les effectifs ont chuté de 500 à moins de 250 salariés. "Bien que nous ayons de l’amertume pour les départs qui vont suivre, cette reprise est une bonne nouvelle, accompagnée du renouvellement des contrats", souligne Mark Sivric. PSA a renouvelé sa confiance à Peugeot Japy Technologies à travers un engagement de commandes à hauteur de 21 millions d'euros par an pendant cinq ans à partir de début 2021.



