Peugeot Japy a déposé le bilan

A Valentigney (Doubs), l’entreprise Peugeot Japy appartenant au groupe Farinia, a déposé le bilan le 2 juin 2020. Le directeur général de l’usine d’usinage et d’assemblage de modules, Thierry Chevrier, en poste depuis un peu plus d’un an, travaille à un plan de reprise.

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Site Peugeot Japy à Valentigney
85 % de l'activité de l'équipementier Peugeot Japy passe par PSA.

La crise sanitaire n’a pas épargné l’entreprise Peugeot Japy basée à Valentigney (Doubs) et ses 245 salariés. Racheté par le groupe Farinia il y a deux ans, ce fabricant de composants en acier pour l’industrie automobile, pour les boîtes de vitesse notamment, a déposé le bilan le 2 juin après avoir vu son chiffre d’affaire fondre comme neige au soleil.

"En mars nous avons perdu la moitié de notre chiffre d’affaire puis 97 % en avril et 80 % en mai", énonce Thierry Chevrier, directeur général du site. Alors que l’usine revenait peu à peu à l’équilibre après avoir été rachetée par Farinia au groupe Maike Automotive il y a deux ans, c’est un nouveau coup dur. "Farinia avait réorganisé les choses et investi 12 millions d’euros en deux ans. Nous revenions à l’équilibre avec 46 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2019. Après la crise, nous espérons arriver à 26 millions d’euros quand on en prévoyait 36."

L’activité de Peugeot Japy repose à plus de 85 % sur un client principal, PSA, ainsi que sur Bosch pour qui elle réalise des rails d’injection diesel. "Ce dernier nous a déjà annoncé vouloir internaliser cette production à la fin de l’année."

Les ébauches d’un projet

Pour autant, le directeur général a décidé de se mobiliser pour l’entreprise. Alors que Farinia a déposé le bilan de Peugeot Japy et que le groupe se dirige vers un plan de cession, attendant le jugement du tribunal de commerce, Thierry Chevrier se place dans la peau d’un repreneur éventuel. "J’ai vu les améliorations, la transformation de l’entreprise. Il y a des compétences, des savoir-faire et des équipements qui peuvent lui donner les moyens de rebondir mais il y a aussi des gens pour qui je veux me mobiliser." Qualité renforcée, meilleure productivité, respect des délais sont autant de points forts mis en avant par le directeur général. Néanmoins, il reste prudent quant à l’avenir du secteur et donc pour son projet de reprise: "Il faudra redimensionner car les volumes d’hier ne seront pas ceux de demain. Notre avenir passe par PSA et nous avons besoin d’un engagement tant sur des volumes que sur des durées pour faire vivre la société."

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