Peugeot Japy mis en redressement judiciaire

Le 30 juin, Peugeot Japy, appartenant au groupe Farinia, a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. Les 245 salariés de l’entreprise basée à Valentigney (Doubs), attendent désormais l’issue de la période d’observation et une possible reprise.

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Site Peugeot Japy à Valentigney
Le tribunal de commerce de Paris qui a prononcé, le 30 juin, la mise en redressement judiciaire de Peugeot Japy.

Propriétaire du groupe Farinia depuis 2018, c’est donc le tribunal de commerce de Paris qui a prononcé, le 30 juin, la mise en redressement judiciaire de Peugeot Japy, fabricant d’éléments de boîtes de vitesse à Valentigney (Doubs).

Le tribunal a décidé une période d’observation de six mois tandis que trois options de reprise se profilent. Le sous-traitant automobile GMD, l’actuel directeur de l'usine Thierry Chevrier et l'entrepreneur Jérôme Rubinstein ont en effet manifesté leur intérêt. "Pour l’heure, seule l’offre de Thierry Chevrier semble valable, les autres ne sont que des lettres d’intention qui ne garantissent pas d’aller au bout du processus. Par ailleurs, on ne connait pas le contenu des offres et les conditions suspensives, il est donc prématuré de se dire rassurés" souligne Mark Sivric, délégué syndical FO Peugeot Jappy. Le représentant du personnel attend la rencontre avec les administrateurs prévue la semaine prochaine pour prendre connaissance du contenu des offres.

Une conséquence de la crise

Déjà en difficulté depuis deux ans, Peugeot Japy a vu son chiffre d’affaires passer de 95 millions d'euros à 35 millions d’euros tandis que les effectifs ont chuté de 500 à 245 salariés. "Des erreurs de gestion de Farinia ont contribué à cette situation mais plusieurs facteurs comme le souhait de General Motors de rapatrier son activité aux Etats-Unis et la pression tarifaire exercée par Farinia sur ce client ont précipité le départ" estime Mark Sivric.

Après General Motors en 2019, le départ annoncé d’un de ses principaux clients s’ajoute aux difficultés. Bosch devrait suivre comme l’indiquait début juin, Thierry Chevrier, directeur général du site et candidat à la reprise. "Ce dernier nous a déjà annoncé vouloir internaliser sa production de rails d’injection diesel à la fin de l’année."

La crise sanitaire a ajouté à une situation complexe précisait-il alors. "En mars nous avons perdu la moitié de notre chiffre d’affaire puis 97 % en avril et 80 % en mai" Bien qu’elle n’ait plus de lien capitalistique avec le groupe Peugeot qui l’a créée en 1830, Peugeot Japy verra son activité reposer à 90 % sur le groupe PSA. Le contrat avec le constructeur arrive à son terme en avril 2021, un élément de contexte majeur selon le représentant du personnel. "Si le contrat PSA n’est pas renouvelé, les offres de reprises seront sans doute caduques et nous aurons un avenir plus incertain. Toutefois, on espère que notre savoir-faire, très technique, permettra le renouvellement du contrat."

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