À l’échelle du groupe italien Prysmian, leader mondial du câble, l’éolien offshore est presque anecdotique. Sur un chiffre d’affaires annuel de 11 milliards d’euros, l’activité ne pèse que 150 à 200 millions d’euros par an. Mais la production des ces câbles sous-marins qui relient les éoliennes entre elles (dits "inter-é" pour inter-éoliennes) et de ceux reliant la sous-station à la terre est française. En 2014, Prysmian a investi 20 millions d’euros sur le site de Gron, dans l’Yonne (ex Câble Général de France ou CFG, racheté par Pirelli avant de devenir Prysmian), pour adapter l'outil industriel à cette activité, qui emploie 300 personnes.
L'usine SIlec de Montreau acquise en 2018
L'italien avait été sélectionné par EDF et Endbridge pour fournir les câbles des futurs parcs éoliens en mer normands de Fécamp et Courseulles-sur-Mer. En 2018, suite à l’acquisition de General Cable, Prysmian hérite de l’usine Silec de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), qui avait décroché le contrat du parc de Saint-Nazaire. Le site emploie 1150 personnes et fabrique des câbles haute tension et moyenne tension, ainsi que de la fibre optique.
Prysmian Prysmian a aussi été retenu pour fournir les câbles inter-é et de transport pour le parc de Noirmoutier (Vendée). A Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), il se contente des câbles inter-é tandis que Nexans fournira les câbles de transport de la sous-station vers la terre. Pour ces deux usines françaises de Prysmian, ces contrats représentent un total d’environ 800 millions d’euros.

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L’éolien en mer compte pour 15 % de l’activité de Prysmian en France, où le groupe possède 10 usines en emploie 2 900 personnes. C’est 10 % des effectifs mondiaux de Prysmian, qui emploie 29 000 salariés répartis dans 112 sites et 50 pays.
Encore des opportunités
Le groupe a aussi été retenu par EDF pour la ferme pilote d’éolien flottant Provence Grand large. "On se prépare pour l’appel d’offres de Dieppe, et l’on travaille sur un grand projet en Allemagne", explique Jawdat Mansour, directeur des ventes haute tension chez Prysmian. Car les câbles français s’exportent bien. "Nos usines en France fabriquent pour l’Espagne, le Royaume-Uni, les pays du Golfe. On a aussi des projets au Bénin, à Dakar, en Tunisie, au Maroc…", précise Jawdat Mansour.
Les câbles offshore de Prysmian ne sont pas pour autant 100 % made in France. C’est dans un site de Nordenham au nord de l’Allemagne, sur la Baltique, que les câbles assemblés reçoivent leur armure et sont embarqués sur les câbliers du groupe. Prysmian assure aussi la pose et la maintenance de ses câbles. Ce serait le cas pour tous les parcs français, sauf celui de Saint-Nazaire, pour lequel Silec avait décroché le contrat en consortium avec Louis Dreyfus Travocean.



