En petite forme, Bosch ferme également son usine normande de Mondeville

Après l’annonce en mai de la fermeture prochaine de son usine de Marignier (Haute-Savoie), ce sont les 413 employés de Bosch Mondeville (Calvados) qui ont appris en juillet la fermeture de leur site en juin 2026.

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Devialet production Bosch Mondeville
En difficulté dans les années 2000, l'usine de Bosch à Mondeville (Calvados) avait embrassé une diversification au-delà de l'automobile. Si cette mue stratégique lui a permis de s'acheter quelques belles années, cela n'aura pas suffi à la maintenir en activité. Ses portes fermeront en 2026.

Une fermeture supplémentaire pour Bosch en France. Le géant allemand, qui vient de réaliser la plus grosse acquisition de son histoire, a officialisé depuis juillet auprès des 413 salariés de son usine de Mondeville (Calvados) qu’aucun repreneur n’a été trouvé, après plusieurs mois de recherche. Conséquence : le site industriel spécialisé dans la fabrication de pièces électroniques pour l’automobile et en sous-traitance fermera ses portes en juin 2026.

Une usine en activité depuis 1961

Deux repreneurs étaient pourtant sur les rangs : le fonds de retournement allemand Mutares et le français Telma, spécialiste du freinage électromagnétique. Les salariés s’étaient vertement opposés à la première, inquiets du climat social que l’arrivée de Mutares aurait pu générer. Les négociations sociales débuteront dès le mois de septembre 2024 pour les salariés, dont la moitié sera éligible à la pré-retraite d’ici à la fermeture de l’usine. 

La fin de l’activité sur le site de Mondeville marque la fin d’une histoire vieille de plus de 60 ans. Le site, ouvert en 1961, est entré dans le giron de Bosch dans les années 90. Menacée dans les années 2000, l’usine avait opéré une mutation pour rester compétitive, en embrassant l’électronique et les activités de sous-traitance au-delà de l'automobile (le spécialiste français des systèmes audio Devialet y fabrique par exemple des enceintes). De quoi assurer à l’usine une nouvelle jeunesse. Le prix de l’usine de l’année avait même été décerné par L'Usine Nouvelle à Mondeville en 2017. Mais la reconversion du site, un temps louée, n’aura pas suffi à le maintenir en vie.

Pas le seul site Bosch en difficulté

L’usine de Mondeville n’est pas le seul site français de Bosch en difficulté. «L’avenir reste aussi incertain qu’un ciel orageux. Les suppressions d’emplois et les fermetures de sites semblent être les seules annonces qui percent le brouillard», ont tancé les organisations syndicales de Bosch France (Sud, CFDT, CFTC et CFE-CGC) dans un communiqué publié en juin, à l’occasion du départ d’Heiko Carrié. Le président de Bosch France depuis 2016 a quitté ses fonctions le 30 juin dernier, remplacé par Bruno Gahery.

En mai, la direction de l’usine de Marignier (Haute-Savoie) a confirmé la fermeture en fin d’année du site, qui emploie 153 personnes. Dans l’Aveyron, l'avenir du site industriel de Rodez est toujours en suspens après qu’un projet de diversification a pris l’eau. Il en va de même de son bureau d’étude de Vénissieux (Métropole de Lyon).

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